RUES DU CLOITRE-SAINT-MERRI
président du tribunal de commerce, date de 60 ans par-devant ; mais par-derrière il a trois siècles, grâce a son origine commune avec le 20, dont la façade ne dissimule pas l'âge. Il faut remonter a l'époque où les négociants en gros n'ont pas encore envahi le cloître, pour y trouver, sur ce point. Pierre Hennequin, président à mortier, puis Nicolas Hennequin, président du grand-conseil, puis Henri de Gouffier, marquis de Boissy, époux de Rénée-Marie Hennequin. Charlotte Gouffier, fille de ce couple, épouse François d'Aubusson, comte de la Feuillade, lieutenant-général ; mais Charlotte a pour frère Artus de Gouffier, seul héritier du titre de duc de Roanne, créé pour Claude Gouffier, marquis de Boissy, par Charles IX. Ce seigneur désintéressé abandonne à sa sœur, en l'année 1666, non-seulement ses biens, mais encore son marquisat et son duché, que la donataire apporte à son mari, substitution autorisée par Louis XIV. La seule réserve qu* Artus ait faite a pour objet l'hôtel héréditaire qu'il habite au cloître Saint-Merri, et il acquitte une dette de cœur, qu'il colore du titre d'échange, en gratifiant de cette propriété Une dame, qu'un événement récent rend opportun de consoler, Marguerite Archambault, qualifiée dans l'acte de cession veuve de noble homme Pierre Héliot, en son vivant bourgeois de Paris. Certes, 011 n'est pas plus gentilhomme ! Un autre eût enrichi la veuve sans y faire la part du défunt ; mais, après le titre mal sonnant qu'il a fait porter de son vivant au mari de la tendre Marguerite, M. de Gouffier lui doit bien l'apothéose qui, par acte notarié, rend amphibie la mémoire du bourgeois que l'amant de sa femme fait un peu de qualité ! Mroe Héliot vend une portion de l'hôtel à Petitjean, chapelier, auquel succède Pajot d'Ardivilliers. Savari, garde -maître des eaux-et-forets de Nor-