‹ Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon III (volume 3)Chapitre 64 sur 114 · RUES DE VIARME, ETC · texte numérisé non relu

RUES DE VIARME, ETC

7, 9, peu d'années après la fondation de la Halle-au-Blé.

Gabriel de Sartines, comte d'Alby, avait été conseiller au Châtelet, lieutenant-criminel et maîtredes-requêtes, avant que de passer lieutenant-général de police, et il devint ensuite ministre de la Marine. Son nom, placé sur l'estampille d'une rue, en face du Grenier-d'Abondance, ne nous rappellet— il pas qu'on accusa ledit lieutenant-de-police d'affamer, par calcul, Paris et tous ses environs, pendant que quatre intendants des finances, Trudaine de Montigny, Boutin, Langlois et Boulogne, se seraient entendus eux-mêmes avec Perruchot, directeur-général du monopole des grains, pour étendre cette cruelle spéculation à toutes les provinces? Mais l'agiot sur le blé n'a jamais pu susciter que des dangers locaux et momentanés, entièrement conjurés de nos jours par la rapidité des moyens de transport, et jamais l'acquisition par fortes parties n'a menacé de la famine toutes les places a la fois. Nos marchands de farine, qui se réunissent tous les jours au café du Commerce, et justement au coin de la rue de Sartines, sont loin de craindre que les capitaux affluent outre mesure dans le commerce des grains en France: la disette de l'argent y suit toujours de près celle du blé. Rue de Sartines, sur la droite, Camus, Devarenne, Bassin et encore Camus étaient propriétaires ; sur la gauche, Prévosteau et Camus.

Jollivet de Vannes, avocat, procureur du roi et de la Ville, a gravé également sa carte de visite à l'angle d'une petite rue. En face de cette ruelle se dresse la colonne de Médicis, monument conservé grâce à l'initiative du poëte Bachaumont, qui a donné 1800 livres de cet observatoire de la reine, revendu ensuite à la Ville, afin qu'il survécût à l'hôtel de Soissons, démoli par les créanciers du prince de Garignau. Camus, Benoît et Dussausaye

Page 1