NAGUÈRE PETITE RUE DE REUILLY
quise de Brinvilliers a fait de l'ancien séjour des mérovingiens sa maison de campagne, et notre siècle une fabrique de chandelles, rue de Reuilly, 37- 39-41. Nous sommes, de plus, tenté de croire que cette propriété fut la maison à huit corps-delogis et à jardin de 3 arpens, sise rue de Reuilly, vendue en 1775 à Louis Joron, conseiller du roi, commissaire enquesteur et examinateur au Châtelet, par Laffitte, procureur au Châtelet, dont la mère, née Lefebvre, avait acquis, en 1714, de Maignard, marquis de Bernières.
Le 2 mai 1775, Philippe-Louis Poquelin, demeurant rue Geoffroy-Langevin, Jean-François Selon, Joseph Ganclaux, Antoine Saladin et Pierre Combault, tant pour eux que pour les autres associés et intéressés en la manufacture royale de glaces, achetaient le 14 actuel. Leur vendeur se nommait Louis Mortier. Un de ses prédécesseurs avait été Sébastien Bourbon, peintre du roi, recteur de l'académie royale de Peinture et de Sculpture. Ce peintre, décédé en 1671, avait passé les dix dernières années de sa vie dans la rue de Reuilly, que sa veuve et une de ses filles n'avaient quittée que 44 ans après.
Ladite maison et beaucoup d'autres relevaient censuellement de l'abbaye Saint-Antoine et s'immatriculaient, par un renouvellement d'aveu, dans le Terrier dressé l'an 1691 en conséquence des lettres obtenues du roi et de la sentence rendue par N. N, S. S. des requêtes du palais, des publications faites, etc., à la diligence de noble et vertueuse dame Marie Madeleine de Mornay de Montchevreuil, abbesse, dames Elisabeth Burin, prieure, Marie de la Proustiêre, Èlisabeth Scarron, Madeleine de Chevitè, Marguerite Binot, Anne Lévis, Chrétienne Bailly, Anne Bouthillier, Jeanne Royer, Catherine de la Proustiêre, Marguerite Fouquet, Françoise Le Camus, Madeleine de la Salle, Anne de Rouvroy, Madeleine Leclerc, Louise de Taunoxe, Suzanne