NAGUERE DU PLATRE-.SAINT-JACQUES
maisons appartenant à la communauté l'ont tellement obérée qu'elle ne défraye plus que trois boursiers, nommés Duban, Morvan et Royou. Ces deux derniers font leur tliéologie, et le premier sa pliysique à Louis-le-Grand. Trois autres étudiants en droit et en théologie, dont la pension se paye, sont : Dumetz, Dalibois, Bergier de Montiguy. Nul professeur à demeure lixe ; ceux qui viennent régenter passagèrement rue du Plàtre-Saint-Jacques. se destinent h la Sorbonne. Deux malsons, que l'on trouve alors à main droite dans celte rue, appartiennent : l'une, aver, l'enseigne du nom-de-Jésus, à Laurès, conseiller au parlement, et l'autre, appelée la Ville-de-Limoges, h Barbier, maître-graveur.
Le nombre des boursiers de Cornouailles, transférés tout-à-fait à Louis-le-Gi'and, s'élève bientôt h huit ; ils y protitent d'un revenu amélioré par l'administration centralisée des petits collèges annexés : 5,393 livres composent alors ce revenu. Quant à Royou, il y reste vingt années professeur de philosophie ; il se fait un nom dans les lettres, continuateur de Fréron, son beau-frère, et collaborateur de Geoffroy; son dernier journal, VAmi du Roi, est supprimé en 179;2, du même coup que VAmi du Peuple de Marat.
Depuis la réunion du collège de Cornouailles h plus de vingt autres rue Saint-Jacques, on a restauré les bâtiments qu'il avait occupés dans la rue du Plàti'e. Ils ont fait ensuite retour h l'État, qui les a vendus aux criées le 5 avril 1806.
ÏIhc des Saîiils-l*èi'es. (il
Le plan de i6oi2 appelle déjà rue des Saiiits- Pères celle qu'on a précédemment nommée des -lacobins-Réformés, de la Charité, de la Maladrerie, et qui a été, dans le principe, l'un des chemins dits par-là des Vaches. La dénomination prédominante est venue collectivement des petits-augustins, propriétaires dans la rue des n°^ 13, 15 et 29 pour le moins, des jacobins et des religieux hospitaliers de la Charité. Ces derniers ont eu les propriétés qu'y a conservées l'hôpital, plus un cimetière,, lequel était à l'angle de la rue Taranne, avant de passer du côté opposé, un peu au-dessous de celle Saint-Guillaume, en un lieu dont le susdit plan indique encore l'aifectation à la sépulture des « prétendus réformés. »
Les n°' 7 et 7 bis y sont timbrés du nom de M. Falcoms, que j'aime mieux lire Falconjy ; h ce particulier se trouvera substitué, dans les droits de propriété, le baron de Montmorency, un siècle après, puis M. de Chabannes sous Louis XVI, M. de Vertillac sous Louis XVIÏI, et ensuite M, Roux, médecin réputé. La carte dont nous parlons marque également la place d'un M. Le Coq au second coin de la rue de l'Université.
Mais elle ne daigne signaler la présence ni de M. Jean de Bernaûe, conseiller du roi, dans l'hôtel
(1) Notice écrite en 1800. Tout ce qui louffo, dans la rue des Saints-Pèiv,s. J'hôpital de ]a Charité, a été plus récemment bâti de façon à élargir Ja rue, dont la prolongation jusqu'à celle de Sèvres est encore moins ancienne.