‹ Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon IIIChapitre 41 sur 66 · RUE ELZEVIR · texte numérisé non relu

RUE ELZEVIR

Monnaie, puis Isabeau de Bavière, femme de Charles VI, puis Diane de Poitiers, puis Claude de Lorraine, puis le duc d'Aumale et puis Jean Dalimaire, lequel a fait rebâtir la maison sur une place acquise du duc d'Aumale, en 1561 ; après cela, JeanDesprez, puis Jean Donon, sieur deMontpejroux, auteur par voie d'échange, en 1628, de Séron, trésorier de France, et enfin Jacques de Commines, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, au xvni« siècle.

Du temps de ce dernier, un premier président à la chambre des comptes, Nicolaï, marquis de Goussainville, et sa sœur, marquise de la Châtre, qui habitaient tous deux la place Royale, avaient des locataires dans notre rue, entre les rues Barbette et des Francs-Bourgeois ; il en était de môme de leur parente, la comtesse de Jaucourt, demeurant rue de Paradis. M. de Courchamp, leur voisin, avait acquis de Louis Le Tellier de Rabenat, marquis de Souvré et de Louvois, lieutenant-général pour le roi au gouvernement de Navarre. Celui-ci tenait de son aiëule, la marquise de Louvois, femme du grand ministre, fille et héritière de Marguerite Barentin, laquelle, veuve en premières noces de Charles de Souvré, marquis de Courtenvaux, était morte marquise de Boisdauphin et de Sablé.

Aussi bien, Louis XVI régnant, il y avait dans la rue quatre hôtels, répondant aux noms de Lastic, de Marsilly, de Brûlard et de Lusignan. Le 4 devait être Lusignan; mais, en outre des descendants du dernier roi de Jérusalem, nom historique célébré dans Zaïre, le même toit, qui reste dentelé de ses jolies mansardes d'autrefois, a tenu un poëte à couvert. Ledit poëte avait nom François Pajot de Liniéres, et il était d'une bonne famille de robe, alliée aux Balue, aux Machault. Ses plaisirs prenaient leur essor ordinairement avec un madrigal, qui ne ren-

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