‹ Les anciens canadiens [microforme] (volume 2)Chapitre 8 sur 42 · AE · texte numérisé non relu

AE

EEK la rose et la fleur d'orange l A Je jasmin ot je muguet. AS FER Jimite pas la fleur nouvelle MER Dont l'écté ne brille qu’un fous Win | Pour mot, ma flamme oet éternelle y Lu q Pour moi, ma vis es mon amous, (a 0 dl

ke?

Qui voltige <e fours en feurg | ton Entre les filles du village ie) Xe partage point tes ardoursg fe Car sonvent L rose nouvelle.

No vit et ne brille qu'un jour, ', RL Et que ma flamme est éternel | nl Hi que ma vie est mon amous.

(8 je cossais d'être !a même, 8i mon teint perdait se fraicheur,

Mo me juge que our mOn cœur :

Souviens-toi que la fleur nouvells

Mo vitetne brille qu'unjour; * 3 Pour moi ma flamme est éternalle -

Pour moi "na vie est mon smous.

L. «3 | Les -Anciott Cineliens Tops Je monde fut pénibleiment frappé le ces accents

plaintifs dont on ignorait la vraie cause, l'attribuant aux émotions qu'éprouvait Blanche, de voir, après de si cruelles infortunes, son frère bien-aimé | échappé comme pat miracle au sort es" CON mbats, € et se retrouvant encore au milieu de ce qu’il ait de plus. cher au vitti Jules pour y fairé diversion s pere de dire:

— C'est moi qui envai i apporté u une folie chanson de France. jobs 1à 3

INUAUR Mois «

— Ta jolie chanson ! étsinnres de ééittes ‘parts.

. Non, dit Jules, je la réserve pour..ma bonne amie mademoiselle Vincelots-à. manie) je veux Peppers.

Or, la dite demoiselle, ac sur Je retour, avait depuis quelques années montré dés Séhtiments tfèS-hostiles au mariage, partant un goût protioncé par le célibat ; mais il était connu qu'uit certain veuf, qui n’attepdait que le temps nécessaire au décorum, pour canvoler en secondes noces, avait vaincu les répugnances de cette tigresse, et que le jour même des épausailles était déjfixé. Cette ennemie déclarée du-amariage ne se préssait pas de remercier Jules, dentelle connaissait l’eéépièglerie, et gardait le silence ; ms" Pon cria de toute Dart : |

— La chanson ! la chanson et tu en feras ensuite hommage à Elise,

amie

suite

Les Anciens Canadÿnts É]

— Ça sera, après teut; comme vous le voudréz, dit fais : est bien ci pu ho mais elle ne manqué pas de

Jn9 Ale .cet en cie ul CAS Qui semble aimer l'esclavage 50€ 1 Et ne chérir que la cage | #tole : 1 Qui lai servit de berceau ; |, + Mis ouvres-lails fenêtre :

: = Zesti on Ja voit disparaître

"# +, Bour ne revenir jamais, (bis)

On badina Elise, qui, comme toutes les prudés, prenaîit assez mal la plaisanterie ;: ce que voyant madame G'Häberville; elle donna le signal usité, et on laissa 14 table pour le salon. av en passant près de Jules, le pinça jusqu'au p:

—— ‘Allons donc, la belle aux griffes de date dit ‘celui-ci, est-ce une câresse destinée à votre futur époux, que vous distribuez en avancement d’hoirie à vos meilleurs amis ? Heureux époux 1 que le ciel le tienne ca joie !

Après le café, et le pousse-café de rigueur, tout la société sortit dans la cour pour danser des rondes, courir le lièvre, danser le moulin tic tac, et jouer à da toilette à madame. Rien de plus gai, de plus pit toresque, que ce dérnicr jeu, en plein air, dans une

cr semée d'arbres Les acteurs, dames et messieurs -

ais LA ptet

prenaient chacun leur.poste auprès d’un arbre : ‘ün seul se tenait à l'écart. Chaque personne fourtifssait ‘son contingent à la toilette de madame : qui une robe, qui un collier, qui une bague, etc. Dès que la personne, chargée de diriger le jeu, ‘äppéläit th de ces objets, . celui qui avait choisi éet objet était obligé de laisser son poste dont un autre s’emparait immédiatement : alors, à mesure que se faisait l’appel des différents articles de toilette à Madame, coïnmeticait, ‘d'un ‘arbre à l’autre, une course des plus‘äñiméés"qui dürait suivant le bon plaisir de la personne choisie pour diriger le divertissement, Enfin, au cri de “ Madame deiriande toute sa toilette, ” c'était à qui s'empareraît d'un ‘arbte :pour ne pas l’abandonner ; cat celui qui n'avait pas cette ‘pro section payait uh gage. ‘Tout ce mariége avait heu au milieu des cris de joie, des éclats de rires de toute la société ; surtout quand quelqu'un, perdant l'équilibre, ‘ernbrässdit la terre ‘au lieu du poste dont il voulait ‘s'emparkr.

| Lorsque la fatigue eut gagné les dames, tout le monde rentra dans la maison pour se livrer à des jeux moins fatigants, tels que ‘“ la compagnie vous plaît-elle, ” # cache la bague, bérgère, ” du “la cachette, ”'# plie brûle,” etc. ‘On térihiha par ün jeu, proposé par Jules, qui prétait ordinaitemient bestcoup'à rire.

délices des réenions canadiennes, 1. 4 RE re

PA oc À OS oi tes de ae + er s'est malé davantége d'la pienière

Les Anciens Canadiens œ Les-anciens Canadiens, terribles sur lés chimps de bataille, étaiént de grands enfants dans leurs réuniotis Presque tous étant parents, alliés, où amis depuis l'enfance, beaucoup de ces jeux, qui ‘séraieut inconvéfiaits de nos jours et qui répugneraient à la délicatesse du sexe féminin des premières sociétés, étaietit alors reçus sans inconvéniénts, Tout se passait avec le plus grande décence : on aurait dit dés frères et dès sœurs se livrant en famille aux ébats de la plus folle gaieté. ® Ce v/Était btsstns intention que Fuies, Qui #vait-sur le cœur la pincée de l’aimabie Elise, proposa un jeu au moyen duquel il espérait tirér Si tevatiGhe. Voici ce jeu: une dame, assise dans ün fauteuil, commengait par choisir une personne pour sa fille; on lui mettait ensuite un bandeau sur.les yeux,.et. il Jui-fallait alors, à l'inspection du visage «et de la tête seulement, deviner laquelle était sa fille ‘de ‘tous ‘ceux ‘qui s'égenouillaient devant elle, la tête enveloppée d’un châle ou d’un tapis ; éhisque fois qu'elle se ‘trompait, ellé dévait paÿét un gage. C'était Souvent uh ‘jeune ‘hôinine, ti Viéillaraÿ une vicille:féthre qui s’agenouillait, ‘la tête äinéi évué verte : -de là résultatent de nombreux epemeon ‘ 234

Quand ce:fut le-tour d'Ellse de: trôtier, Use vastes edge ou: da sp à

& Les anoiène Dariadiens avaieñt pour Labihidé,: nidisé à hüte molndies réuniens, de chanter à leurs diners 04 supers: lo dames ot les msssieus

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