PERRET
Les Ancels Canadiens mmandées par ie brave ordre du général de moulin de Dumont Jules blessé grièvett cassé le bras es amis, quile essure dont
‘278 d'une des cinq compagnies CO guebelle, qui, sur l nèrent d’abord le forces supérieures.
t d'obus, qui lui ava er aux instances des
de faire panser une bl et, se contentant d'un
capitaine d'A “Lévis, abandon attaqué par des ment par un écla gauche, refusa de céd
pressaient instamment
g coulait avec abondance ; uchoir, il chargea de nouveath
de sa compagnie, lorsque le de s'emparer à tout prix du combat, ordonna de
le san léger bandage avec son mo le bras en écharpe; à la tête geant l'importance
général, ju dont dépendait l'issue
d'un poste reprendre l'offensive.
Presque toute Vartiller re à protéger cette positi enadiers français Vabordèrent de nouveant au ge. Les boulets, la mitraille décimaient leurs rangs, qu'ils reformaient à mesure avec autant d'ordre que dans une parade. Cette position fut prise et reprise plusieurs fois pendant cette mémorable bataille où chacun juttait de courage. Jules d'Haberville, “ le petit grenadier, ” comme l'ap emporté par Son ardeur malgré sa blessure, “main, au milieu des ennemis qui lâchèr instant ; mais à peine les Français s’y étaientque les Anglais, revenant à la charge en plus grand e, s'emparèrent du moulin, après un combat des
e du général Murray était dirigée de maniè on si importante lors- ?
que les gr pas de char
pelaient ses soldats, s'était précipité épée à la ent prise un ils établis,
nombr plus sanglants.
e de nt VEs ras ile ont lun eau 1e le prix aa de
irigée , lorsau au t leurs ‘ordre reprise chacun grenapat son ée à la brise un établis, s grand bat des
Les grenadiers français, mis un instant en désordre, se reformèrent de nouveau à une petite distance sous le feu de l'artillerie et d'une gréle de balles qui les criblaient ; et, abordant pour la troisième fois le moulin de Dumont à la baïonnette, ils s'en emparèrent après une lutte sanglante, et s'y maintinrent.
On aurait cru, pendant cette troisième charge, que tous les sentiments qui font aimer la vie étaient éteints dans l'âme du jeune d'Haberville, qui, le cœur ulcéré pat l'amitié trahie, par la ruine totale de sa famille, paraissait implorer la mort comme un bienfait. Aussi, dès que l'ordre avait été donné de marcher en avant pour la troisième fois, bondissant comme un tigre, et poussant le cri de guerre de sa famille. ‘ À moi grenadiers ! ” il s'était précipité seul sur les Anglais, qu'il avait attaqués comme un insensé, L'œuvre de carnage avait recommencé avec une nouvelle fureur, et, lorsque les Français étaient restés maitres de la position, ils avaient retiré Jules d'un monceau de morts et de blessés. Comme il donnait signe de vie, deux grenadiers le portèrent sur les bords d’un petit ruisseau près du moulin, où un peu d'eau fraiche lui fit reprendre connaissance. C'était plutôt la perte du sang qui avait causé la syncope, que la grièveté de la blessure : un coup de sabre, qui avait fendu son casque, avait coupé la chair sans fracturer l'os de la tête. Un soldat arrêta l’effusion du sang, et dit à Jules, qui voulait retourner au combat :
— Pas pour le petit quart d’heure, notre officier : vous
en avez votre suffisance pour le moment ; le soleil chauffe en diable sur la butte, ce qui est dangereux pour les blessures de tête. Nous allons vous porter à l’ombre de ce bois, où vous trouverez des lurons qui ont aussi quelques égratignures. D'Haberville, trop faible pour opposer aucune résistance, se trouva bien vite au milieu de nombreux blessés, qui avaient eu assez de force pour se trainer jusqu’au bocage de sapin.
Tout le monde connaît l'issue de la seconde bataille des plaines d'Abraham ; la victoire fut achetée bien chèrement par les Français et les Canadiens, dont la perte fut aussi grande que celle de l'ennemi. Ce fut, de la part des vainqueurs, effusion inutile de sang. La Nouvelle- France, abandonnée de la mère-patrie, fut cédée à l’Angleterre par le nonchalant Louis XV, trois ans après cette glorieuse bataille qui aurait pu sauver la colonie.
De Locheill s'était vengé noblement des soupçons injurieux à sa loyauté, que son ennemi Montgomery avait essayé d'inspirer aux officiers supérieurs de l’armée britannique. Ses connaissances étendues, le temps qu'il consacrait à l’étude de sa nouvelle profession, son aptitude à tous les exercices militaires, sa vigilance aux postes qui lui étaient confiés, sa sobriété, lui valurent d’abord l'estime générale ; et son bouillant courage, tempéré néanmoins par la prudence dans l'attaque des lignes françaises à Montmorency, et sur le champ de bataille du 13 septembre 1759, fut remarqué par le
ons vait briqu'il aptiaux arent rage, > des np de Jar le
général Murray, qui le combla publiquement de louanges.
Lors de la déroute de l’armée anglaise, À la seconde bataille dés plaines d'Abraham, Archibald de Locheill, après des prodiges de valeur à la tête de ses montagnards, fut le dernier à céder un terrain qu'il avait disputé pouce à pouce ; il se distingua encore par son sang-froid et sa présence d'esprit en sauvant les débris de sa compagnie dans la retraite ; car, au lieu de suivre le torrent des fuvards vers la ville de Québec, 1l remarqua que le moulia de Demont était Cvacué par les grenadiers français, occupés à la poursuite de leurs ennemis dont ils faisaient un grand carnage, et profitant de cette circonstance pour dérober sa marche à l'ennemi, 1l défila entre cette position et le bois adjacent. Ce fut alors qu'il crut entendre prononcer son nom ; et, se détournant, il vit sortir du bosquet un officier, le bras en écharpe, la tète couverte d'un linge sanglant, l'uniforme en Jambeau, qui, l'épée à la main, s'avançait en chancelant vers lui.
Que faites-vous, brave Cameron de Locheill, cria l'inconnu? Le moulin est évacué par nos vail'ants soldats; il n’est pas même défendu par des femmes, des enfants et des vieillards infirmes ! Retournez sur vos pas, valeureux Cameron, il vous sera facile de l’incendier pour couronner vos exploits !
Jl était impossible de se méprendre à la voix railleuse de Jules d'Haberville, quoique son visage, souillé de sang et de boue, le rendit méconnaissable.
Arché, à ces paroles insultantes, n’éprouva qu'un seul ; sentiment, celui d’une tendre compassion pour l’ami de :
: sa jeunesse, pour celui qu’il désirait depuis si longtemps F presser dans ses bras. Son cœur battit à se rompre ; un ë sanglot déchirant s’échappa de sa poitrine, car il lui 6
sembla entendre retentir de nouveau les paroles de la sorcière du domaine :
ne 2
— Garde ta pitié pour toi-même: tu en auras besoin, ‘“ lorsque tu porteras dans tes bras le corps sanglant de ‘“ celui que tu appelles maintenant ton frère! Je n’é- ‘ prouve qu’une grande douleur, à Archibald de Locheill! “ c’est celle de ne pouvoir te maudire! Malheur! mal-
.“heur! malheur !