VANNES
La première partie de cette liste , jusqu'à Bili environ , ne mérite aucune confiance; il suffit, pour s'en assurer, de mettre en regard le tableau des évêques de Vannes que l'on connaît par des documents authentiques.
Paternus, v. 465 (1).
Modestus, 511 (2).
Macliavus , v. 560 (3).
Eunius , 578;(4) , f 580.
Regalis, 590 (5).
Isaac, 814 (6).
Winheloc, 821.
Raginarius , 830, 837.
Susannus, 841, chassé en 848.
Courantgen 852, 806.
Cenmenoc, 872, 878.
Bilus, 892, 907.
Blinlivet, V. 950.
La note jointe au nom de saint Paterne est tout ce qu'on peut voir de plus incorrect. En 677, aucun roi du nom de Childebert ne régnait en France. Le Childebert, fils de Clovis, dont il egt ici question, ne peut être que Childebert I" (511-558). L'évêque Paterne lui est antérieur de près d'un siècle. Il est d'ailleurs fort improbable que ce Paternus , ordonné peu après l'année 461 , soit le premier évoque de Vannes. La cité des Vénètes dut être pourvue d'un siège épiscopal dès le quatrième siècle, comme celles du Mans, d'Angers et de Nantes.
Après Blinlivet, le catalogue est assez bien vérifié.
(1) Ordonné peu après l'année 4G1 , comme il résulte des signatures du concile de Vannes, présidé par Perpetuus, évoque de Tours.
(2) Présent au concile d'Orléans de cette année.
(3) Le début de son épiscopat est postérieur à l'avènement de saint Félix de Nantes (Greg. Tur., Hist. Fr., IV, 4).
(4) Greg. Tur., V, 26, 29, 40.
(5) Greg. Tur., X, 9.
(6) Cette date et les suivantes, sauf celles de 848 et de 950, sont données par le Carlulaire de Redon.
L'évêque Morvan (1) se disait le septième successeur de Blinlivet ; il y a en effet six noms entre le nom de Blinlivet et le sien. Un Auriscandus figure dans des documents de 971 et de 990 ; Judicael était évêque avant le 27 juin 992 ; il siégeait encore en 1032, lors de la fondation de Saint- Georges de Rennes.
Budic est nommé dans les chartes de Quimperlé et de Redon, en 1066 et en 1082; Morvan figure dans les mêmes documents depuis 1089 jusqu'à 1117.
(1) Voir le curieux récit fait par ce prélat aux moines de Saint-Julien de Tours , dans la chronique métrique de ce monastère (Salmon , Recueil de chroniques de Touraine, p. 240).