‹ Les anciens peuples de l'EuropeChapitre 124 sur 303 · Strabon, V · texte numérisé non relu

Strabon, V

8. Pseudo-Scymnos, 217-221 (G. G. M., I, p. 204). Virgile, Enéide, VIII, 597-604. Pline, III, 50. Denys d'IIalicarnasse, I, 29. Strabon, V, 2, 3.

ÉTRUSQUES i 29

sance des Pélasges aurait décliné en Italie et que leurs villes furent occupées par les Tyrrhènes ' . On peut concilier les deux systèmes ethnographiques en supposant que les Tyrrhènes se sont de bonne heure séparés des Pélasges et n'ont pas tardé à se constituer une individualité nationale. D'après une tradition rapportée par Hérodote, mais que Xanthos de Lydie ignore, les Tyrrhènes venaient de Lydie; une terrible famine avait ravagé le pays pendant dix-huit ans. Le roi Atys décida alors de partager la population en deux groupes : l'un resta en Lydie ; l'autre, ayant à sa tête Tyrrhène, fils dWtys ~, se rendit à Smyrne, d'où ils s'embarquèrent et se rendirent en Ombrie •^. C'est là qu'ils chanofèrent leur nom de Lvdiens en celui de Tyrrhènes. Denys soutient au contraire que les Tyrrhènes, qui diffèrent des Lydiens par la langue, la religion, les lois, les coutumes, sont d'origine italique, tandis que les Pélasges d'Italie, originaires d'Argos, seraient venus de Thessalie par Dodone jusqu'à la mer Ionienne et, de là, auraient gagné Spina à l'embouchure du Pô ^, probablement au temps de l'invasion des Doriens. Certains auteurs donnaient comme étvmoloo^ie au nom des Tvrsènes. Tyrrhènes le mot étrusque -ùpszi^ « tours )> ^, et considéraient que cette explication renforçait la théorie de l'origine italique des Tyrrhènes.

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