Denys d'Halicarnasse, I
Le type étrusque, que nous trouvons représenté sur les fresques et que les Anciens nous ont décrit, ne semble pas européen; les Etrusques paraissent petits et gras i, avec de grosses têtes et des traits fortement accentués. Certains motifs décoratifs, comme le lion ailé, sont communs à l'art lydien et à l'art étrusque '-. Les sépultures étrusques rappellent par leurs dispositions les grands tombeaux de l'Asie Mineure •^. Il est pourtant possible que ce que les Etrusques ont eu de commun, à une certaine époque, avec les Lydiens soit dû aux marchands phéniciens. L'origine asiatique des Etrusques, après avoir été mise en doute par les historiens et les archéologues modernes^, est mieux acceptée aujourd'hui ■'.
C'est en Italie que la puissance des Tyrrhènes eut son développement le plus complet. Ils avaient occupé la Cisalpine avant les Celtes et y avaient fondé douze colonies, dont les principales étaient Mantoue et Felsina (Bologne) ^. Ils avaient possédé le territoire de Mutina ( Modène ) et Parma (Parme '). Ils furent maîtres des côtes de l'Adriatique, d'Adria à Ancône ^. Dans le Latium, Fidènes, Grustumina ont été des villes étrusques 9. Peut-être les
1. Cf. Virgile, Géorgiques, II, 193. Catulle, XXXIX, H. Sur la craniologie étrusque, voir G. Cantacuzène, V Anthropologie^ XX (1909), p. 329-352.
2. S. Reinach, Revue des études anciennes, VI (1904), p. 1-6.
3. Hérodote, I, 93. Modestov, Introduction à Vhistoire romaine, trad. Delines, 1907, p. 352-407, résume les arguments archéologiques en faveur de l'origine orientale des Etrusques.
4. Helbig, Die Italiker in der Poebene, Leipzig, 1879. J. Martha, L'art étrusque, 1889, p. 28-30. Gsell, Les fouilles dans la nécropole de Vulci, 1891, p. 343-344.
5. O. Montelius, Journal of the anthropological Institute, 1897, p. 254-271 ; cf. S. Reinach, L'Anthropologie, VIII (1897), p. 215-223.
6. Servius, ad Aen., X, 198, 201. Pline, III, 130. Polybe, II, 17, 1. Tite Live, V, 33.