E. Philipon, Romanin, XXXV, p
.3. Il y a, de pins, un Rhotanos en Corse (Ptolémée, III, 2, y).
LIGURKS
bourg) ; Sara, la Saar, atïluent de la Moselle, et la Serre, airiuent de l'Oise'. Ces exemples et bien d'autres démontrent que les rivières ont été dénommées par un peuple qui a occupé à la même époque ou successivement plusieurs contrées de l'Europe. Les Ligures sont-ils ce peuple ? On attribuait à Hésiode un vers où les Ligures sont cités entre les Ethiopiens et les Scythes -.
La langue des Ligures -^ nous f st à peu près inconnue. Les Taiirini des Alpes, peuple ligure*, appelaient le seigle asia ■' ; Bodincus, nom du Pô, signifierait en langue ligure (( sans fond » '^ ; chez les Ligures qui habitaient au-dessus de Marseille, les marchands étaient appelés 7'.7jvva'. ^ ; aaXiojY/.a était le nom de la Valeriana Geltica dans les Alpes de Ligurie ^.
Ces exemples ne permettent pas de décider si le ligure est une langue indo-européenne '*. Le suffixe -asco-, caractéristique des noms de lieux, ne semble pas indo-européen. On a songé à attribuer au ligure quelques inscriptions en caractères grecs trouvées dans le midi de la France, et que l'on explique dordinaire par le celtique 'o.
1. H. d'Arbois de Jubainville, ibid., II, p. 124-152. Voir aussi Hirt, Die Indogermanen, p. 4.5-46.
2. Strabon. VII, 3, 7. Cf. Ephore, qui place les Celtes entre les Éthiopiens et les Scythes (F. H . G., I, p. 243, 244 .
3. H. d'Arbois de Jubainville, ibid., II, p. 195-205. Jullian, Histoire de la Gaule, I, p. 122-125. MullenhofF, Z)e(i<sc/ie Altertiimskunde, III, p. 176-193.