‹ Les anciens peuples de l'EuropeChapitre 206 sur 303 · Antiochos, fr. 7 {F. H. G., I, p · texte numérisé non relu

Antiochos, fr. 7 {F. H. G., I, p

<{ui fit agriculteurs les Oïnolries ' , lesquels, jusque-là, avaient été pasteurs. On a rapproché le nom do Sicélos du latin sccula « faucille » [sîcula^ qui a le même sens, a 17 long), et celui de Morgès de merges « g-erbe » et mergàe, « fourche de moissonneur ». Ces étymologies sont un peu fortifiées par le témoignage des archéologues qui sig-nalent la fréquence des faucilles de bronze en pays ligure. Le nom donné par les Sicules à Messine était Zancle, du mot sicule zanclon « faucille - ». Mais les légendes, localisées en Sicile et à Corcyre, qui sont relatives à la faucille de Dêméter et à l'invention de la moisson, semblent [irovenir d'étymologies populaires de noms de lieux -K

De la langue des Sicules nous connaissons, outre zanclon, ijela « gelée », qui appartiendrait aussi à la langue des Opiques. Il est possible aussi que des mots siciliens employés par Epicharme, par exemple rogos « grange », soient d'origine sicule ^. Enfin, une inscription de Centorbi serait en sicule ■''. Les noms ethniques se terminaient en -ïnos ''.

Les expéditions maritimes et le commerce des Sicules nous sont peu connus. Dans VOdyssée, les prétendants proposent d'envoyer Ulysse dans le pays des Sicules et de l'y vendre comme esclave. D'autre part, le vieux Laerte avait à son service une esclave sicule '.

On ne songe plus guère à identifier les Sicules aux Shakalousha qui envahirent l'Egypte au temps de Minéph-

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