Pindaro, Objmpi'/ues, III
sont à rapprocher du culte d'Apollon Bélénus, dans la région d'Aquilée et chez les Gaulois du Norique, culte prouvé par les textes et les inscriptions '. Enfin, on peut sug-g-érer (jue Tîle des Hjperboréens située sur l'autre mer (l'Atlantique et la mer du Nord) est une des Iles Britanniques.
Plutarque rapporte que quelques-unes des îles situées autour de la Grande-Bretagne sont occupées par quelques habitants, qui sont considérés par les Bretons comme sacrés et inviolables, et qu'elles portent des noms de génies et de demi-dieux. Cronos endormi était prisonnier dans une de ces îles 2, les génies lui prodiguaient leurs soins ; les hommes qui abordent à ces îles ne peuvent retourner dans leur patrie qu'après avoir voué treize ans au culte du dieu ; mais ils préfèrent, pour la plupart, continuer là leur séjour, tant la nature y est charmante et merveilleuse ; le soleil ne disparaît que pendant moins d'une heure pendant trente jours 3.
Ainsi, au fond de la notion d'Hyperboréens, on découvrirait toujours les Celtes *, soit ceux du continent, soit ceux des Iles Britanniques.
Mais il resterait à expliquer les rapports de ces Celtes, si Celtes il y a, avec les habitants de Délos et la conformité de leur culte avec celui d'Apollon Délien ■\
Les archéologues ont rapporté au culte de l'Apollon Hyperboréen le disque accosté de deux protomés de cyg-nes, qui orne les grandes situles de l'âge du bronze trouvées surtout en Italie, en Allemagne et en Scandinavie. Les