GRÈCE
pays au delà comme en deçà de Tisthme. L'Attique reçut les Thraces d'Eumolpe ; le canton de Daulis en Phocide, les compao^nons de Téreus le Thrace ; la Cadmée, les Phéniciens de Cadmos ; et la Béotie proprement dite, les Aones, les Temmices et les Hyantes K Les Pélasges et les Lélèges semblent avoir été les plus puissants de ces peuples et sètre partagé le territoire du continent et des îles qui furent plus tard occupés par les Hellènes ~.
« A Torio^ine, la Grèce n'était pas habitée d'une manière stable, et ses habitants quittaient sans peine leurs demeures pour faire place à de nouveaux arrivants. La meilleure terre était celle qui changeait le plus souvent de maîtres, par exemple, la Thessalie, la Béotie, la majeure partie du Péloponnèse à l'exception de 1 Arcadie n •^. Le nom de Hellade ('EXAa;) ne désignait d'abord qu'un canton de la Thessalie, de même que Graecia ne s'appliquait primitivement qu'au territoire de Dodone, en Epire^^. La Macédoine fut d'abord peuplée d'Epirotes et d'Illy riens, mais aussi de Botties, originaires de Crète, et de Thraces ■\ D'abord appelée Péonie '° ou Bottie, elle prit le nom d'Emathie au temps où elle était occupée par les Pélasges*.
L'archéologie grecque, jusqu'à l'invasion dorienne (vers H 00), offre deux périodes principales caractérisées, la première (de 3000 à 2000j par une civilisation néolithique à outils de bronze et à vases de terre cuite modelés à la main ; la seconde (de loOO à 1100) par la civilisation mycénienne, reflet de la civilisation minoenne. C'est seulement au
1. Strabon, VII, 7, 1; IX, 2, 3. Pausaiiias, IX, 5. Lvcophron, 64'*, 786, 1209.