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Strabon, II

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habitée par les Ostidamnii ou Ostimii [Osismii] ; auprès se trouvait un groupe d'îles parmi lesquelles Uxisama (Ouessant), qui est à trois journées de navig-ation de la côte nordouest de ribérie '. De là, il gagna la Bretagne qui lui parut avoir plus de 40.000 stades de tour; la distance du Cantium à la Celtique lui sembla de plusieurs journées de navigation ~. Cette Celtique était sans doute celle qui était située sur les côtes de la Frise ou du Jutland, aux environs d'une île nommée Ahalos. Pythéas se trouvait ainsi avoir visité le pays de létain et le pays de l'ambre. Il poussa plus au nord et atteignit la terre de Thulé (Norvège?), à six journées de navigation au nord de la Bretagne, et dans le voisinage même de la mer Glaciale \ Les habitants ont, rapporta-t-il, un petit nombre d'animaux domestiques ; ils se nourrissent de miel, de légumes, de fruits et de racines; quelques-uns cultivent le blé et en tirent, ainsi que du miel, leur boisson habituelle ^. Autour de Thulé, on ne rencontrait plus ni la terre proprement dite, ni la mer, ni l'air, mais un composé de ces divers éléments, une sorte de poumon marin, dans lequel tous les éléments sont en suspension, et sans qu'il soit possible à l'homme d'y poser le pied ni d'y naviguer ■'.

Polybe et Strabon, qui avaient cru relever chez Pythéas des inexactitudes sur les pays qu'ils connaissaient bien, n'ont pas voulu admettre la véracité du récit de son voyage aux extrémités de la terre *\ Strabon va jusqu'à douter que les pays situés plus au nord que lernê (Irlande) soient habitables ~' . Mais il reconnaît que Pythéas a déployé un grand

1. Strabon, I, 4, 5 ; cf. IV, 4, 1. MullenhofT, Deutsche Alterlumskunde, I, p. 373.

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