Hérodote, I
de la péninsule) de Flbérie (nord de la péninsule '). Des Modernes ont pensé que les Tartesses n'étaient pas de la même race que les Ibères et qu'ils venaient de Libye, comme les Atlantes 2. Toutefois, Hérodore, énumérant les tribus de race ibère, nomme les Cynètes à l'ouest, les Glètes au nord, puis les Tartesses, les Elbysini, les Mastiêni, enfin les Celciani qui touchent au Rhône ^.
Les Tartesses avaient pour voisins les Cempsi et les Saefes, qui semblent avoir occupé toute l'Espagne occidentale, et aussi les Artabres et les Gantabres qui, au temps de l'empire romain, étaient retirés dans les montagnes du nord de l'Espagne. On ne sait rien de l'origine de ces peuples. Dans le pays des Gantabres, il y avait des peuples et des fleuves dont les noms ne pouvaient être prononcés par une bouche romaine ^.
Les Ibères, établis primitivement dans la vallée du fleuve qui porte leur nom, TEbre (//>er), ne durent être maîtres de la plus grande partie de la péninsule qu'après avoir soutenu des luttes sur lesquelles nous n'avons aucun renseignement. Mais la puissance ibère, dès le v^ siècle, s'étendit bien au delà des Pyrénées. Les Ibères avaient occupé la région située entre les Pyrénées et le Rhône ^. Ils eurent longtemps pour limite, au nord-est, le fleuve du Rhône ''. Quand, dans la seconde moitié du v*^ siècle avant
1. Pseudo-Scyranos, 198-200 (G. G. M., I, p. 203). Charax, fr. 5 (F. G. H., III, p. 637). Strabon, III, 4, 19. Aviénus, Descriptio orbis terrae, 479.