‹ Les anciens peuples de l'EuropeChapitre 84 sur 303 · Diodore, V · texte numérisé non relu

Diodore, V

11. Thucydide, VI, 2, 6. Freeman, History of Sicily, I, p. 559-564.

12. Olshausen, Rheinisches Muséum, VIII (1853), p. 336-339. Bérard, Les Phéniciens et l'Odyssée, II, p. 114, 298, 350.

13. Barges, Recherches archéologiques sur les colonies phéniciennes Les anciens peuples de l'Europe. 7

mines des Pyrénées et envoyèrent de nombreuses colonies en Sardaigne et en Ibérie ^ Vers HtO, ils fondèrent la ville de Gadir (Cadix) et y établirent un temple d'Héraclès '. Au temps de Strabon, dans la plupart des villes de la Turdétanie et des campagnes voisines, le fond de la population était d'origine phénicienne ; Malaca (Malaga) avait une physionomie complètement phénicienne. La supériorité des habitants des îles Baléares dans le maniement de la fronde datait, disait-on, du temps où les Phéniciens occupaient ces îles, et on croyait que c'étaient les Phéniciens qui avaient introduit chez ce peuple l'usage des tuniques à large bordure de pourpre ^. Au temps de Ptolémée, onze villes de la côte méridionale de l'Espagne étaient encore occupées par les descendants des colons phéniciens *.

L'étude des noms de lieux n'accroît pas beaucoup le nombre des colonies phéniciennes. 11 est toutefois possible que plusieurs îles et promontoires de la Méditerranée aient été dénommés par eux, et M. Bérard a démontré que, souvent, lorsqu'un même lieu est désigné par deux noms, l'un grec, l'autre étranger, ce dernier peut s'expliquer par les langues sémitiques, où il a le même sens que le mot grec. On trouve déjà chez Hérodote ^ le doublet Thëra- Callistê ; M. Bérard y ajoute d'autres noms d'îles de la mer Egée : Bhêneia-Celadussa, Oliaros-Hylêessa (Paros et A.xii\^diTOs)\ Amorgos-Psychia, Meropê-Acis (Siphnos) ;

établies sur le littoral de la Celtoligurie, 1878. Cf. Clermonl-Ganneau, Revue critique, VIII (1879), p. 145-149; Ph. Berger, Revue celtique, IV (1879), p. 283-289. Bérard, /. c, I, p. 219-220. Clerc, Revue historique de Provence, I (1901), p. 202. Jullian, Annales du Midi, XV (1903), p. 207-211.

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