Evans, The Academy, 1894, II, p
si l'on s'en rapporte k la généalogie donnée par Hérodote, et d'après laquelle Lycos, Hls du roi d'Athènes Pandion II, ayant été chassé par son frère Egée, se rendit chez Sarpédon et donna son nom aux Lyciens. Ceux-ci seraient originaires de Crète et auraient été exilés avec Sarpédon K Un autre Lycos est fils de Poséidon et de Célainô, fille d'Atlas ' ; chez les uns, c'est un roi de Mysie et fils de Dascylos-^; chez d'autres, c'est un Telchine rhodien qui éleva sur les bords du Xanthe un temple à Apollon ; il se rendait en Lycie pour échapper aux déluges ^. L'hypothèse d'une origine pélasgique =• pour Lycos résoudrait à peu près ces contradictions.
Le roi légendaire Proïtos avait fait venir de Lycie sept Cyclopes pour fortifier Tirynthe ^. La légende mentionne encore d'autres rapports entre les Lyciens et les Grecs. Persée, petit-fils d'Acrisios, roi d'Argos, est caractérisé par le lion ailé de Lycie ". Bellérophon, petit-fils de Sisyphe, roi de Corinthe, est envoyé en Lycie par Proïtos ^. Le poète lycien Olên, venu à Délos, avait composé les anciens hymnes qui se chantaient dans l'île'-*. L'oracle d'Apollon à Patara rivalisait avec celui de Delphes ^^.
Les Loukaou ou Loukoii sont connus des Egyptiens dès le xiv® siècle, vraisemblablement comme peuple d'Asie Mineure. Ces Loukou sont sans doute identiques aux