‹ Les Anesthésiques de BaseChapitre 6 sur 24 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Alors que la Chirurgie n’avait cessé, pendant ces

dernières années, d'apporter des améliorations constantes à sa technique et à ses résultats, l’anesthésie générale n’avait, pour ainsi dire, pas évolué.

À peine avait-elle reçu, de temps à autre, des modifications dans la technique de l’administration de ses quatre grands et vieux produits : Choloroforme, Ether, Chlorure d’Ethyle et Protoxyde d’Azote. Mais ce n'étaient véritablement que des détails.

De sorte que, au fur et à mesure des progrès que ia Chirurgie réalisait chaque jour, s’accentuaient davantage les inconvénients et les risques des anciens procédés d’anesthésie générale.

C’est ainsi que l’on a été amené à rechercher des méthodes et des produits nouveaux qui, tout en présentant des inconvénients moindres, fussent plus souples à la fois pour le malade et pour le chirurgien.

Les efforts se portèrent tout d’abord vers d’autres voies d'introduction de l’anesthésique que celle des poumons, qui, du fait de la fragilité du parenchyme pulmonaire, était une voie dangereuse par les com-

plications survenant chez les vieillards, bronchitiques

cu emphysémateux.

Il était devenu nécessaire de trouver autre chose pour cette importante catégorie de malades.

C’est ainsi que naquît et se développa l’idée de réduire, dans la plus grande mesure possible, les quantités de substances anesthésiques volatiles à faire «absorber par la voie pulmonaire, en confiant le rôle principal, le rôle « de base », à un narcotique administré par une autre voie, et charge de préparer, de « faire le fond » de l’anesthésie.

C’est de l’ensemble de ces recherches que s’est dé-

gagée la méthode dite des « anesthésiques de base >»

que nous nous proposons d'examiner ici.

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