Anroine, Thèse Paris
on
II. — Variot préconise les grands lavages à l’eau oxygénée ou mème au permanganate.
IV. — MM. Méry et Hallé touchent les ulcérations au chlorure de zinc au 1/30 et font cinq ou six lavages à l’eau oxygénée.
V. — Au pavillon de scarlatine de l’hôpital Trousseau M. Netter ajoute aux lavages à l’eau oxygénée l'attouchement des plaques ulcérées à l’aide d’une solution de bleu de méthylène au 1/10.C'est exactement la même thérapeutique (grands lavages à l'eau oxygénéeet attouchement des ulcérations avec une solution de bleu de méthylène) qui a été mise en œuvre à l'hôpital Claude- Bernard dans les différents cas qui forment la base de notre travail.
Malheureusement, comme nous le disions, l’action locale se trouve limitée par ce fait qu’il est souvent difficile d'ouvrir la bouche des malades à cause des ulcérations des commissures labiales et d’autre part par les dangers d’asphyxie qu'offrent les grands lavages chez
ces sujets affaiblis et le plus souvent adynamiques.
Dans un cas très grave (obs. 6) M. Griffon a tenté les injections hypodermiques de nucléinate de soude à la dose de 50 centigrammes par injection et par jour. Il s'agissait d'une forme avecarthrites suppurées multiples et, d’autre part, nécrose du maxillaire inférieur par éxtension à l’os du processus nécrosant buccal. Maigré la gravité de l’état général, ce cas s’est terminé par la guérison. Sans attribuer cette heureuse issue à l’action exclusive du nucléinate de soude, les résultats obtenus
LT a0
par ce médicament ont été assez encourageants pour
que nous ayons cru devoir les signaler ici. : En dehors de ce traitement général et local, il faut
isoler rigoureusement les sujets atteints d’angine ulcé-
reuse en raison de sa très grande contagiosité.