Arch, f. Opht., XXXVI, p
LES A^GIOMES.
ans présentait des douleurs oculaires persistantes, une injection conjonctivale variqueuse et un miroitement doré du corps vitré. L’examen ophtalmoscopique ayant démontré l’existence d’une tumeur intra-oculaire, on énucléa l’œil, pensant avoir affaire à un gliome. Une coupe de la pièce fit voir, allant du pôle postérieur au pôle antérieur de l’œil, une véritable efflorescence télangiectasique, dont le point de départ était l’artère centrale du nerf optique. La persistance de la circulation hyaloïdienne avait donc créé une sorte d’angiome du corps vitré.
III. Angiomes des cavités muqueuses de la face. — 1° Fosses nasales. — Les angiomes peuvent se rencontrer au pourtour des narines, dans les fosses nasales et dans le sinus maxillaire.
Les premiers n’offrent que peu d’intérêt au point de vue de leur origine ou de leurs symptômes. La plupart du temps, ils résultent de l’extension des lésions labiales ou géniennes ; alors même que leur existence est primitive, ils se reconnaissent aisément.
Il n’en est pas de même de ceux qui occupent l’i/?iérieur des fosses nasales. Ils sont d’abord très rares et ne doivent pas être confondus avec les tumeurs vasculaires, polypes ou fibromes de la même région. M. Luc\ dans un excellent mémoire, auquel nous ferons de larges emprunts, a eu le mérite de faire cette distinction.
Nous ne connaissons actuellement que vingt