Bull. Soc. anat
2. Congrès médical Pan-Americain, section de laryngologie et de rhinologie, 8 sept. 1893. Pour les autres indications bibliographiques consulter le mémoire de Luc.
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imprime à son volume des variations incessantes. Les hémorragies sont plus constantes ; elles se produisent avec une grande facilité, par la simple exploration au stylet ou au doigt. Leur abondance et leur durée a réduit quelquefois les malades à un état d’anémie très accusé (Cobb), à une véritable cachexie (Verneuil).
Au point de vue diagnostic, on devra se contenter et même se féliciter de reconnaître simplement le point de départ des hémorragies. Le microscope seul peut renseigner sur la véritable nature de la tumeur.
Dans le cas de J. O’Roe, l’angiome, qui occupait la cloison, se serait transformé, quelque temps après l’extirpation, en sarcome. Le sujet était âgé; aussi, comme nous l’avons déjà fait remarquer, il y a lieu de se demander si la tumeur primitive était bien un angiome. Cette observation est, en tout cas, la seule qui ait eu une terminaison funeste : le malade mourut de généralisation. Dans les autres faits, l’intervention, parfois assez compliquée (Verneuil), a eu raison des accidents produits par les hémorragies.
Les angiomes de l’antre d' Highmore sont plus rares encore. Nous n’en connaissons que trois cas. Le premier est dû à Pattison^ : la région maxillaire supérieure était distendue, bleuâtre; une ponction donna du sang pur, et la ligature de la carotide amena l’arrêt des progrès de la tumeur : deux ans et
1. Cité par Mackenzie, A practical Treatise on deseases of tke eye, London, 1854, p. 71.
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demi après, la guérison s’était maintenue et la région avait repris son aspect presque normal. Le malade de Fines S l’auteur du second cas, offrait une saillie très notable des faces antérieure et palatine du maxillaire supérieur et de l’exorbitisme. Une ponction exploratrice, pratiquée à la voûte palatine, ramena du sang. Des injections de perchlorure de fer furent suivies de la guérison. L’observation de Luecke^ ressemble aux précédentes; mais les progrès de la tumeur avaient aminci la paroi antérieure du sinus qui donnait la sensation parcheminée. Le diagnostic hésitait entre un kyste dermoïde et une tumeur maligne du sinus. La résection du maxillaire supérieur décidée et pratiquée donna lieu à une hémorragie formidable; on finit cependant par s’en rendre maître. L’examen de la tumeur la fit classer parmi les angiomes ossifiants.
2"^ Cavité buccale. — Son envahissement secondaire est chose commune dans les énormes nævi de la face. Il est réalisé par l’extension progressive de l’angiome à la joue, à la muqueuse buccale, aux gencives, au palais, à la langue, etc. Il n’est pas rare cependant d’observer la discontinuité des lésions.
а. Palais. — Ce fait s’observe assez souvent au palais (Marjolin^ HofmokU, Schwartz^ Keimer®, etc.). Ses lésions primitives sont rares : on peut citer les