Gaz. heb.y 11 juin 1892, p. 283, n
ANGIOMES DU TRONC.
teuses allant des lombes à la ligne blanche, en contournant un des flancs; elles figuraient assez bien la distribution des nerfs abdomino-génitaux. Birkett^a enlevé de l’abdomen d’un homme de vingtcinq ans une masse du poids de deux livres provenant d’un nævus congénital; il s’agissait, sans doute, d’une de ces dégénérescences fibreuses ou molluscoïdes dont Reboul a rapporté de si nombreux ex^emples. On pourrait peut-être attribuer à l’angiome, ou à une de ses variétés, une petite tumeur pédiculée de l’ombilic, qui saignait à chaque époque menstruelle, et que Bousquet a présentée sous le nom de papillome^ Colombes^ (de Lisieux) a observé une tumeur vasculaire hémorragique apparue chez une femme de trente-six ans et en a fait un angiome ombilical.
rf. Région dorsale et fessière, — La région scapulaire est assez souvent atteinte.
Les variétés lipomateuses paraissent aussi plus fréquentes qu’à la partie antérieure du tronc, où se rencontrent de préférence les dégénérescences molluscoïdes et fibreuses.
Lannelongue et Ménard^ ont vu, chez une fillette de quatorze mois, un lipome delà partie supérieure et médiane du dos, gros comme une mandarine, et qui semblait résulter de la transformation d’un angiome de la même région. Le contraire aurait été
1. Pathol. Catalogue of the Muséum of Guy’s Hosp.^ London, 1861, no 1656.