Soc. de Chirurgie, 1er juillet
ANGIOMES DU TRONC.
érectile. Elle avait 14 centimètres de hauteur sur 11 de largeur. La malade, une jeune fille de seize ans, avait déjà subi des cautérisations répétées qui n’avaient eu d’autre résultat que d’amener des hémorragies et de la réduire à un état d’anémie très prononcé. On trouvait à la périphérie de cette tumeur des artères aussi grosses que la radiale. J. Reboul cite un cas d’angiome lipomateux de la fesse, développé près du sillon inter-fessier; il se pédiculisa avec le temps et, entre sa forme et son siège, devint très incommode.
Dans la région sacro-coccygienne l’angiome n’est pas rare (Buzzi ^). La glande de Luska est une glande vasculaire en relation très étroite avec l’artère sacrée moyenne (Arnold).
Diagnostic. — Les angiomes du tronc peuvent offrir de sérieuses difficultés au point de vue du diagnostic. Leur parenté, leurs ressemblances, leurs associations avec le fibrome mou et le lipome, justifient bien des erreurs. Elles sont presque sans conséquence, quand il s’agit de se prononcer entre un angiome ou un molluscum. Malheureusement l’erreur peut être plus grave : nous venons de citer l’exemple de Lawrie. Celui de Wallis^ est tout aussi instructif : un homme de quarante-quatre ans présentait une tumeur de la région scapulaire gauche; elle avait pris en quatre mois un volume assez considérable. On porta le diagnostic de sarcome. La tumeur fut enlevée et le microscope révéla la pré-