‹ Les angiomesChapitre 139 sur 194 · Bull, et Mém. Soc. de chir., 1890, février · texte numérisé non relu

Bull, et Mém. Soc. de chir., 1890, février

ANGIOMES DU TRONC.

cence kystique (Volkmann)^ L’accouchement ne paraît pas toujours étranger à leur production ou tout au moins à leur accroissement.

Les angiomes du méat urinaire ou de son voisinage immédiat sont des raretés. Rizzoli-, dans un travail sur les tumeurs vasculaires du méat, n’en cite que deux cas. Le premier relatif à une femme de soixante ans; le second à une petite fille de neuf ans. Ce dernier est le plus autenthique : l’angiome avait envahi une partie des grandes lèvres, du méat et surtout le clitoris; il y avait un peu de gêne de la miction. Rizzoli pratiqua une clitoridectomie partielle. Il eut l’occasion de revoir sa malade onze ans plus tard : elle était guérie, mariée et avait mis au monde trois enfants, lors de son premier accouchement. Laugier^ aurait vu, chez une jeune femme, une tumeur érectile circonscrivant le méat et s’étendant jusque dans le vagin. M. P. Petit citait récemment un exemple d’angiome du méat donnant lieu à quelques douleurs et à des hémorragies^. Mais nous ne saurions affirmer s’il s’agissait là d’un véritable angiome ou d’une de ces tumeurs vasculaires du méat qui ne sont que des polypes ou papillomes, voire même de simples prolapsus de la muqueuse uréthrale étranglée à sa base^.

C’est à une de ces dernières tumeurs qu’on devra songer dans la pratique vu la rareté de l’angiome.

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