Lectures on surgical pathology y II, 1853, p
Camuset^ le professeur Duplay^ Bories% etc., ont vu des angiomes se développer sur une cicatrice ancienne ou la suite d’une contusion.
Il est possible parfois de faire remonter un angiome à un trauma intra-utérin. Un exemple fort curieux est celui que rapporte Virchow^, d’après Arved Faxe, auteur suédois du siècle dernier (1778) : « Une femme, au cinquième mois de sa grossesse, tombe sur le ventre, contre un tronc d’arbre abattu. Elle éprouve pendant qnelque temps des douleurs au bas-ventre, mais n’en accouche pas moins à terme d’une fille qui portait au front un nævus. Cette tumeur s’étend peu à peu jusqu’à l’âge de quatre ans. Au-dessous d’elle, le frontal paraissait faire complètement défaut, jusqu’à l’arcade sourcilière. »
Plus souvent encore, les mères incriminent les frayeurs, les émotions, les désirs qu’elles se rappellent avoir eu au cours de leur grossesse. Nous n’insistons pas; la théorie populaire des « envies » et trop bien connue; à ses limites, d’ailleurs, elle confine au ridicule.
Hérédité. — Elle est quelquefois mise en cause (Bouchut)® et le fait serait intéressant à noter, s’il était démontré. Mais les cas cités sont trop rares et la fréquence de l’angiome trop grande pour entraîner une conviction.