‹ Les angiomesChapitre 156 sur 194 · Annales de dermatol., 1875-1876, p · texte numérisé non relu

Annales de dermatol., 1875-1876, p

TRAITEMENT

active : ees ponctions ont une action beaucoup plus profonde que les scarifications et expliqueraientpeutêtre les succès de l’auteur. 11 suffit d’un pansement légèrement compressif pour éviter les hémorragies.

La ligature des vaisseaux mérite un peu plus d’attention. Elle a été essayée sur les troncs alimentant directement la tumeur ou sur les grosses artères de la tête ou des membres.

Le premier procédé est en effet assez tentant. A première vue on pourrait espérer interrompre la circulation de ces angiomes de la tête, dont le réseau artériel se dessine, quelquefois avec tant de netteté, grâce à son hypertrophie. A. Cooper, Brodie, Roux, Dupuytren l’ont cependant tenté plusieurs fois et cela sans succès. Si ces exemples lointains n’entraînaient déjà la conviction, il suffirait de rappeler les observations récentes de Læderich \ de Lucas-Ghampionnière^

La raison de ces insuccès est facile à comprendre : l’isolement de l’angiome est très relatif; à côté des vaisseaux que Ton voit, il en est bien d’autres, invisibles ou inaccessibles, l’unissant de tous côtés aux territoires vasculaires voisins.

Ces échecs ont naturellement conduit à une méthode plus radicale : la ligature des gros troncs vasculaires. Cette méthode, beaucoup plus dangereuse que la précédente, n’a pas donné plus de succès. 11 suffit de consulter les statistiques de J. A. Wyeths ou de Ziecklewicz pour s’en rendre compte : la première

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