Congrès de la Soc. allemande de Chir., 1891 ; et Mercredi
médical, 8 avril 1891, 14, p. 179.
TRAITEMENT
L’angiome a enfin quelquefois nécessité l’amputation : du pouce et de son métacarpien (Hildebrand)\ de l’avant-bras (Devilliers)^ du bras (J. et Ch. Andry) du pied ( Verneuil) de la jambe (Israël) % de la cuisse (Lawrie)®. Dans le cas de Nauwerk’^, l’amputation fut la conséquence d’une erreur de diagnostic. Il en est un peu de même dans le cas de Luecke^ où l’on pratiqua la résection du maxillaire supérieur, pour un angiome ossifiant de l’antre d’Higmore. Deux fois, l’amputation fut commandée beaucoup plus par l’état général que par les lésions locales (Israël, J. et Ch. Audry). Dans plusieurs autres, les opérateurs n'avaient pas encore à leur disposition les ressources perfectionnées de l’arsenal chirurgical contemporain. Il semble en effet que ces opérations radicales ne soient plus guère possibles de nos jours. On devra, en tout cas, tenter d’abord la conservation, et Ton pourra voir ses efforts couronnés de succès, comme dans l’observation de Mac-Leod, qui est un succès à l’actif de l’angiectomie partielle ^
d. Angiomes viscéraux. — Aux angiomes externes s’arrêtaient les tentatives thérapeutiques et les audaces opératoires jusqu’à ces dernières années.