‹ Les angiomesChapitre 43 sur 194 · Bull. Soc. Anat., 1834, XXIX, p · texte numérisé non relu

Bull. Soc. Anat., 1834, XXIX, p

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

avoir pu reproduire en efTet un kyste séreux sur le trajet de la jugulaire d’un chien.

La clinique, d’autre part, montre que grand nombre d’angiomes kystiques ont été le siège d’inflammations accidentelles ou provoquées, qui ontpu produire le travail scléreux nécessaire à leur genèse. On la surprend quelquefois en pleine évolution. Arragon, sur un angiome de la langue enlevé par Verneuil, a trouvé de petites lacunes papillaires que l’étranglement de la base des papilles transformait peu à peu en kystes.

Un dernier argument est tiré de leur structure qui estlamême que celle des vaisseaux sanguins (Yersin).

Les belles recherches de MM. Lannelongue et Âchard * , sur les kystes congénitaux, ont permis à ces auteurs de formuler une nouvelle théorie. D’après eux, la plupart des soi-disant angiomes kystiques ne seraient que des lymphangiomes méconnus ; quelques autres représenteraient des hémato-lymphangiomes, c’est-à-dire des kystes lymphatiques à extravasation sanguine accidentelle; enfin, le plus petit nombre pourrait résulter de la combinaison d’un angiome vasculaire et lymphatique, comme le pensent de Larabrie et Variot^

La théorie d’Holmes Cootes a cependant pour base des faits assez nombreux et assez précis. Tout ce qu’on peut conclure, c’est que les kystes ne reconnaissent probablement pas une explication pathogénique univoque et il appartient à l’histologie de la fixer dans chaque cas particulier.

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