‹ Les angiomesChapitre 6 sur 194 · INTRODUCTION. — DÉFINITION. - SYNONYMIE · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. — DÉFINITION. - SYNONYMIE

La dilatation des vaisseaux des systèmes circulatoires sanguin et lymphatique produit tantôt un lymphangiome kystique chez un nouveau-né ou un adéno-lymphocèle chez un adulte; tantôt une varice congénitale ou une de ces tumeurs communiquantes de la voûte du crâne, si bien décrites par le professeur Lannelongue ; tantôt un angiome simple ou caverneux ou un angiome cirsoïde.

Dans ces différentes altérations, il y a soit dilatation simple de vaisseaux préexistants, soit production de vaisseaux nouveaux.

Dans le système excrétoire des glandes la dilatation donne lieu à des kystes glandulaires ; parfois il y aurait production de canalicules nouveaux avec sclérose ou atrophie des conduits dans certains cas.

C'est donc une loi générale pour tout appareil de

circulation de l’organisme soit de se dilater sous des influences encore mal connues, soit de multiplier ses conduits dans un degré d’altération plus avancé.

Les angiomes, maladie vasculaire, comme l’indique leur nom, occupent en pathologie générale une place pour ainsi dire conventionnelle. Les anciens auteurs, réduits à des hypothèses sur leur véritable nature, n’avaient en vue que leurs caractères cliniques et les avaient placés dans le groupe, alors si vaste, des tumeurs. Mais, de nos jours, le mot tumeur a pris, en anatomie pathologique, une acception tout autre et beaucoup plus restreinte que celle qu’il garde encore en clinique : il est devenu synonyme de néoplasie. Or, les angiomes sontils des néoplasmes? Plusieurs auteurs, ^Yeher et Porta, entre autres, ont tenté pour eux cette démonstration. Elle ne fut jamais acceptée comme probante, mais seulement comme probable. Cependant, leur isolement relatif au sein des tissus, leur persistance et souvent leur accroissement, les rapprochaient des tumeurs; et bien que ces caractères eux-mêmes ne soient pas constants, ils le sont assez pour légitimer leur assimilation et la désinence spéciale du nom que leur a imposé Virchow. L’usage ancien a donc en partie triomphé, et c’est sous forme d’appendice au chapitre des néoplasies qu’on trouve aujourd'hui leur description \ sous le nom de « pseudoplasmes » (Schuh) ou de « paraplasmes » (Pierre Delbet) ^

1. Traité de chirurgie de Duplay et Reclus, article de M. Quénu.

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