‹ Les angiomesChapitre 78 sur 194 · Mathez, Th. Paris, 1894-95, n · texte numérisé non relu

Mathez, Th. Paris, 1894-95, n

SYMPTOxMATOLOGlE.

la dégénérescence adipeuse (Rivington*, Hofmokl^), on peut en citer où les lésions étaient fort étendues; dans le cas de Hulke, elles occupaient toute la face antérieure de l’avant-bras.

Dans les formes circonscrites, ces sortes d’angiomes (nous en exceptons ceux de l’orbite) forment de petites tumeurs sous-cutanées, semblables à première vue à des lipomes. La peau est lisse, mobile à leur surface : eux-mêmes jouissent d’une certaine liberté au sein des tissus. A la palpation, ils offrent une structure lobulée, une certaine mollesse absolument en rapport avec la nature qu’on est tenté de leur accorder tout d’abord. En y regardant de fort près, on s’aperçoit cependant de quelques différences : la peau offre souvent une teinte bleuâtre (Trélat ou des varicosités veineuses. Ce signe n’est pas constant : dans le cas de Terrillon^ et un autre observé par l’un de nous, il faisait absolument défaut. La palpation montre une consistance mollasse presque fluctuante; la consistance au contraire est dure avec l’angiome fibreux. La réductibilité peut faire quelquefois complètement défaut : mais, dans le cas des professeurs Tillaux'^ et Lannelongue^ l’application delà bande d’Esmarch amena la disparition complète de la tumeur. On observe aussi, mais pas toujours, des variations de volume, de l’érectilité. De même que les lipomes périostiques de Lannelongue

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