‹ Les animaux victimes des infections humainesChapitre 18 sur 30 · LA SOURCE DE LA CONTAGION : L'HOMME MALADE · texte numérisé non relu

LA SOURCE DE LA CONTAGION : L'HOMME MALADE

Un nombre important de malades restent chez eux, créant une

source de contagion pour les animaux. Les cas des brucelloses-

humaines sont très nombreux; les statistiques n’en signalent qu’une partie. D’abord les paysans, eux-mêmes malades, négligent leur affection, la fièvre transitoire ne les inquiète pas au point d’appeler un médecin. Pour une forme latente, bénigne, ils restent chez eux. Paul Rossr note (19) qu’« un malade de Saôneet-Loire pourtant aisé et instruit, n’a pas attendu moins de 3 mois pour trouver anormaux un amaigrissement de 12 kilos et une fièvre persistante ». Et ce n’est pas un cas isolé. Ces malades restent chez eux et répandent les microbes dans la ferme.

Même si un malade va trouver un médecin, le tableau clinique de la fièvre ondulante est tellement varié, que le médecin inexpérimenté n’y pensera pas toujours, et laissera son malade se soigner à la maison pour une autre maladie, notamment la tuberculose. ;

Ainsi le mal, plus souvent rencontré dans le Midi de la France, est mieux connu des médecins exerçant dans cette zone, et y est mieux diagnostiqué. En dehors de la zone du Midi selon Rossi (19), il n’y a que 20 % de cas dépistés, 80 d’entre eux restent inconnus. Selon LESBOUYRIES « la maladie n’est pas encore entrée dans le cadre des éventualités diagnostiques envisagées par le médecin de campagne ».

Donc un nombre important de malades restent chez eux et déterminent une source nouvelle de microbes. Aussi les convalescents reviennent-ils de l'hôpital guéris, mais ils excrètent encore les agents microbiens (8).

Ainsi, la presque totalité de malades est susceptible de répandre le mal.

Le malade reste en contact avec les animaux de la ferme : le malade ou le convalescent, affaibli, en raison de l’économie de son

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