‹ Les années funestes, 1852-1870Chapitre 42 sur 53 · AU DESSERT · texte numérisé non relu

AU DESSERT

— Mon frère, vous avez sauvé l'ordre. — Mon frère, Vous avez eu raison d'un peuple téméraire.

Cette Pologne était pour l'Europe un ennui.

— Mon frère, grâce à vous tout prospère aujourd'hui.

— Vous dominez Paris et vous protégez Rome.

— J'estime Jellachich. — Mouravief est un homme.

— Vous avez Canrobert qui vaut mieux que Bugeaud.

— Je bois votre Tokay, — Moi votre Clos-Vougeot.

— Mon frère, nous étions en querelle naguère,

Mais je vous aime. — Et moi, je vous ai fait la guerre Malgré moi. — Vous avez battu mes généraux. Vous tûtes le vainqueur, sire. — Et vous le héros.

— Votre génie est grand. — Moins que votre bravoure.

— Mon frère, entendez-vous ces vivats? Je savoure Ces acclamations qui s'adressent à vous.

Le peuple est sous vos pieds. — Il est à vos genoux.

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