NOTOCIRRUS GENICULATUS
Pl. VI, flg. 6.
Corpus longitudine 17-18°'"'*, latitudine 4.4-5''""' flavo-carneum, iridescens, oculis 4 prœditimi. Cirri dorsuales pedtim anteriorum consjncui, posterionim evanescentes. Festucœ mdlœ. Setœ geniculatce., aliœ limho instructœ, aliœ simplices.
Ce Notocirrus peut facilement être confondu au premier abord avec la Lumhriconereis impatiens., dont il offre la couleur et à peu près les dimensions. Cependant, il est proportionnellement un peu plus large et n'est point fragile. Tout son aspect est d'ailleurs celui d'une Lombrinère'.
Le corps cylindrique s'atténue, soit en avant, soit en arrière, et atteint son diamètre maximum dans la région médiane. La cuticule est partout fort épaisse.
Le lobecépbalique, semlMable à celui d'une Lombrinère, porte sur la partie postérieure quatre yeux disposés en une rangée transversale.
Les pieds, relativement courts, ont leur processus inférieur en forme de lèvre (cirre de plusieurs auteurs) rempli par un lacis de vaisseaux fort riche, ce qui me conduit à supposer à cet appendice des fonctions respiratoires, comme chez les Lombrinères.
Dans la région antérieure du corps, le cirre dorsal se dresse à l'extrémité même de la partie dorsale du pied, au point d'émergence des soies. Sa base, fort large, se rétrécit subitement d'un côté pour passer à l'extrémité recourbée , beaucoup plus étroite. Dans sa totalité, ce cirre rappelle la forme d'un bonnet phrygien (fig. 6, c). Plus le segment que l'on considère est éloigné de l'extrémité céphalique, plus le cirre devient petit et recule en même temps vers la base du pied. Dans la région moyenne du corps, il est réduit à une très-petite papille, qui conserve cependant la forme primitive (6 A, c). En revanche, le groupe supérieur d'acicules correspondant au cirre, et représentant virtuellement la rame dorsale, conserve partout le même développement (6, d; 6 A, d). Il est toujours accompagné d'une glande (6 A, h).
Le faisceau de soies pédieuses est unique. Dans la région antérieure ces soies ne sont que d'une espèce, savoir, des soies pointues, géniculées et bordées près de l'extrémité d'un limbe peu développé (6 D). Dans la région moyenne et postérieure,
' La Lumhrincris Hohnnli Délie Chiaje (Mcmorie, lU, p. 178, tav. XLII, fig. 2; Descriz enotomia, tomo m, p. 83 ;tomo V, p. 97 et tav. 96, fig. 2) est évidemmenl un Nolocirriis. Toutefois la longueur de son cirre dorsal m'empêche de l'identifier avec le N. (jeniculatus.
150 ANNÉLIDES CHÉTOPODES
ces soies subsistent, mais il s'y associe dans chaque pied d'autres soies également géniculées, à limbe strié plus large. Ce limbe se dilate pour former immédiatement au-dessus du genou un aileron crénelé sur le bord (6 D).
Je n'ai pas vu ce Notocirre au moment de la maturité sexuelle. Seulement j'ai reconnu près de la base des pieds des vaisseaux entourés d'un tissu de larges cellules (6 B), à nucléus mesurant 0"°"\005 en diamètre. La comparaison avec les Lycoridiens, les Hésioniens, les Ammocliariens, etc., permet à peine de douter que ce tissu soit le lieu de formation des éléments sexuels.