PhENACIA RETROGRADA
Pl. XVIII, Ils. 7.
Corpus longitudine 2""^, 5, paUidum, segmentis circa 30. Segmenta pharctris munita 16, quorum anteriora tria taris uncinigeris destituta. Uncini toris omnibus seriem unicam semper retrogressivam efficientes.
L'individu unique de cette espèce que j'ai rencontré n'était pas adulte, et il est possible qu'il atteigne une taille bien plus grande. Toutefois je n'ai pas cru devoir le passer sous silence à cause de la disposition très-remarquable de ses plaques onciales. C'est le seul exemple que je connaisse d'un Térébellien à crochets tous rétrogrades. On m'objectera que cette disposition peut être modifiée avec l'âge. Mais c'est peu probable. Il est, en effet, possible de déterminer des Térébelles, à nombre de segments biens moins considérable, uniquement par la disposition des pharètres et des crochets.
Lorsque le premier tore ambigrade (succédant à un nombre constant de tores progrades) apparaît chez une larve du genre Térébelle, son caractère ambigrade se manifeste presque aussitôt.
Les tores abdominaux sont assez saillants, cependant pas plus que chez les autres Phénacies et Hétérophénacies, ils ne renferment de soies de soutien.
Il ne serait pas impossible que cette espèce ne représentât que le jeune âge de la Phenacia triserialis (Terebella triserialis Grube La description de M. Grube ne nous apprend malheureusement rien sur les plaques onciales l
Le nombre des tentacules n'était encore que de quatre, en forme de lanières aplaties, ciliées sur la ligne médiane ventrale. Les branchies n'avaient point encore apparu. Toutefois la conformation des plaques onciales (fig. 7) ne permet guère de douter qu'il s'agisse d'une véritable Pliénacie ^
Les taches oculaires sont au nombre de vingt-cinq environ de chaque côté.
L'estomac biliaire, rouge-brun, s'étend du ô™" au 16"'" segment sétigère.