A. Georgel: Revue hist., biog. et nob ., i86g, p
article. II mourut le 25 novembre i833. Son fils fut comme lui chirurgien de la Charité.
La petite biographie médicale de 1826 donne sur Boyer les renseignements suivants:
« Boyer, membre de l’Académie Royale de Médecine, chirurgien en chef de la Charité, professeur de la Faculté de Médecine, etc., etc., en son bel hôtel, rue de Grenelle-Saint-Germain, n° 9. Le gros, le gras et le bon Boyer manifesta de très bonne heure un goût décidé pour l’étude de la médecine; mais son manque absolu de fortune semblait opposer un obstacle invincible à ce puissant penchant. Du nombre de ces hommes qui savent si bien mettre en pratique le précepte si connu aujourd’hui ; Parvenons, n importe par quels moyens, notre docteur prit le parti, pour faire ses études 1 médicales, d’aller raser la barbe en ville et de partager le fruit du travail d’une aimable blanchisseuse, qu’il eut ensuite la générosité d’épouser : soit dit à sa louange ! Considéré comme opérateur, M. Boyer tient le premier rang parmi tous ceux que l’on connaisse; comme professeur, il s’exprime très mal; comme auteur, il est assommant ; comme citoyen, c’est la palme des vertus ; comme politique, c’est un digne libéral. »
Le gendre du baron Boyer, Roux, succéda à Dupuytren comme professeur de clinique : c’était un opérateur malheureux, « poursuivi, dit Larrey, par une fatalité chirurgicale de méfaits , de revers et de morts » 2.
1 . Biographie des médecins français vivants et des professeurs des Ecoles , par un de leurs confrères , docteur en médecine. Paris, 1826, p. 26.