‹ Les anoblis de l'EmpireChapitre 16 sur 47 · Archives nationales: CC., volume 248, f · texte numérisé non relu

Archives nationales: CC., volume 248, f

nople, celui de senestre plus élevé; champagne de gueules au signe des chevaliers non légionnaires L

Pour livrées : les couleurs de Vécu.

Cadet de Gassicourt mourut le 22 novembre 1821 * 2. Plusieurs de ses descendants ont été des médecins remarquables 3.

Chaptal.

Jean-Antoine-Claude Chaptal naquit à Saint-Pierrede-Nogaret (Lozère) le 4 juin 1756. Il commença en 1774 ses études médicales à Montpellier, sous la direction d’un de ses oncles, Claude Chaptal, médecin dans cette ville.

Le Ier mai 1777, il passa sa thèse de doctorat, dont le titre seul révèle le caractère sérieux et réfléchi du jeune médecin :

Coup d’œil physiologique sur les sources des dijférences parmi les hommes au point de vue de la culture des sciences. Peu après Chaptal fut pourvu de la chaire de chimie expérimentale à la Faculté de Médecine de Montpellier; mais il quitta bientôt cette ville et vint se fixer à Paris vers 1798 4 *.

Sa vie politique est bien connue et nous ne croyons pas devoir y insister. Conseiller d’Etat, ministre, législateur, Chaptal, par lettres patentes de 28 avril 1808, données à Bayonne, reçut le titre de comte de l’Empire avec, pour armoiries:

x. Qui est : une pièce honorable de gueules chargée d’un anneau d’argent.

a. Sa pharmacie se trouvait en 1802, rue Saint-Honoré, à Paris. ( Bibl . Nat., imprimés T 9 5.)

3. Voir à ce sujet : L. G. Toraude. Etude scientifique, critique et anecdotique sur les Cadet, avec notes biographiques et historiques sur les Cadet de Gassicourt. Paris, 1902.

4. Voir pour plus de détails : A. Béchamp. Eloge de Chaptal ;

et La Chronique médicale de igo2,pp. 38o et suivantes.

De gueules à une tour d'or , maçonnée de sable, accostée de quatre étoiles d'argent posées en pal, deux à dextre, deux à senestre, surmontée à senestre d'une vigne de sinople fruitée d’or *.

Pour livrées : jaune, blanc, rouge, bleu et noir.

Chaptal était alors sénateur, l’un des quatre officiers du Sénat, grand officier de la Légion d’honneur, membre de la première classe de l'Institut de France1 2.

Par décret du 6 novembre 1809, il fut autorisé à former un majorât sur le domaine de Chanteloup à lui adjugé en la préfecture d’Indre-et-Loire le 12 thermidor an X (3i juillet 1802) et situé dans les communes de Saint-Denis-d’Amboise et de Nazelles, d’un revenu annuel de onze mille six cent soixante-cinq francs.

Le 25 mars 1810, il reçut de nouvelles lettres patentes données au palais de Compïègne, le créant comte de Chanteloup avec la mention empruntée par Napoléon à l’ancien registre : Car tel est notre bon plaisir 3.

Dans ces lettres patentes, il n’est pas fait mention d’armoiries nouvelles. Chaptal conserva les siennes eu y ajoutant simplement le franc quartier des comtes sénateurs de l’Empire qui est : d’azur, chargé d'un miroir d'or en pal, après lequel se tortille et se mire un serpent d'argent.

Un de ses ancêtres avait reçu en 1787 des lettres de noblesse avec les mêmes armes que dessus, moins la vigne et naturellement le franc-quartier 4. Membre de la Chambre des pairs en 1819, Chaptal fit partie de la Haute-Assemblée jusqu’à sa mort, survenue à Paris le 29 juillet i832.

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