Archives nationales : CC., volume 2^2, f
Guillemardet.
Ferdinand-Pierre-Marie-Dorothée Guillemardet naquit à Couches (Saône-et-Loire), le 3 avril 1765; il était fils de Jean-Baptiste Guillemardet, chirurgien-juré et échevin de cette ville, et exerçait la médecine à Autun, dont il était maire, quand il fut envoyé à la Convention le 6 septembre 1792 par le département de Saône-et-Loire. Membre du Comité de la guerre, il présenta un projet de réorganisation du service de santé 1 2 et fit supprimer le 9 messidor le titre de chirurgien-major, remplacé par celui d’officier de santé 'i. Guillemardet vota la mort du Roi en disant avec l’emphase caractéristique de cette époque : « Comme juge, jevote pour la peine de mort; comme homme d'Etat, le salut du peuple, le maintien de la liberté, me forcent de proposer la même peine, je vote encore pour la mort. »
Il proposa la frappe d’une médaille commémorative de la journée du Dix-Août et la création au sein de la Convention d’une commission de santé correspondant avec les hôpitaux.
Représentant en mission dans les départements de Seine-et-Marne, de l’Yonne, de la Nièvre et enfin au Hâvre, il ne rentra à la Convention que pour réclamer la liberté des cultes, bien qu’il eut pris pendant sa mission dans l’Yonne des arrêtés pour transformer les églises en magasins et en salles de réunion pour les sociétés populaires 3. — En l’an IV, la Saône-et-Loire l’envoya au Conseil des Cinq-Cents où il se fit remarquer en proposant que la journée du 9 thermidor fût