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APOPHYSE TRANSVERSE DE LA CINQUIEME VERTEBRE LOMBAIRE

OBSERVATION X (Due à l’obligeance de M. le Docteur TILLIER)

B... Anna, 19 mois, entre dans le service de clinique chirurgicale infantile pour anthrite de la hanche.

Elle se plaint de vives douleurs dans l’articulation de la hanche gauche et on est frappé par une impotence totale à ce même niveau. La température atteint 40 degrès, la

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ponction exploratrice ramène du pus à pneumocoques, mais il n'existe pas de distension articulaire.

La radiographie révèle une luxation de la hanche et un point d’ossification supplémentaire au niveau de l'extrémité de l’apophyse transverse gauche de la cinquième vertèbre lombaire,

Il existe un point primitif pour l’apophyse transverse, point très précoce, apparaissant dans le cartillage vers la fin du deuxième mois de la vie intra-utérine.

Un point complémentaire est destiné au sommet de l'apophyse transversale, mais il n’apparaît jamais avant l’âge de 14 ans. Et il se soude au noyau principal entre 18 et 20 ans.

âge est donc bien une anomalie, et c’est la première qui ait été obesrvée au niveau de cet os. (Fig. 11.)

B. Os courts 1° SCAPHOIDE.

OBSERVATION XI (Moucxer. Revue d’Orthopédie. Mai 1914)

M. D. Charles, 19 ans, exerçant le métier de menuisier, vient consulter pour une plaie de la jambe survenue à la suite d’une contusion violente. On est frappé par une anomalie symétrique de ses mains caractérisée par la présence d’un annulaire plus long que le médius et par une brièveté spéciale des deuxièmes phalanges de l’index, du médius et de l’auriculaire. Aux pieds on constate une brièveté très accentuée des deuxièmes phalanges des 2°, 3°, 4°, et 5° orteils à droite comme à gauche.

Les radiographies montrent qu'aux mains, l’allongement apparent de l’annulaire est dû à ce que ce doigt a une deuxième phalange de longueur normale, tandis que les doigts voisins ont une brachyphalangie congénitale de leurs deuxièmes phalanges.

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Les cartilages jugaux ne sont plus visibles et l’ossification paraît nettement achevée.

Les radiographies révèlent en outre une disposition anatomique spéciale du carpe gauche. Ce carpe présente un scaphoïde bipartitum, divisé au niveau de son col en deux portions : un scaphoïde du côté externe articulé avec le trapèze, le trapézoïde êt le grand os, un scaphoïde du côté interne articulé avec le radius, le semi-lunaire et le

grand os.

Ce jeune homme n’a jamais subi de traumatisme du

membre supérieur gauche, et n’a aucun souvenir d’un traumatisme antérieur.

L'ordre d'apparition des points osseux dans les os du carpe est le suivant :

Dans le grand os et l’os crochu, de la première à la troisième année qui suit la naissance ; quelques mois plus tard, dans le scaphoïde, le semi-lunaire et le pyramidal ; dans le trapèze et le trapézoïde de la quatrième à la cinquième année, et dans le pisiforme, de la dixième à la seizième année.

Si l’on est d'accord lorsqu'on admet un point d’ossification pour chaque os du carpe, les avis sont partagés quand il s’agit du scaphoïde.

RawmBaun et RENAULT admettent deux points d’ossification pour le scaphoïde, ainsi que pour l’os crochu.

PUYHAURERT, dans ses recherches sur l’ossification des os du carpe, avoue n’avoir constaté qu'un seul point pour le scaphoïde ; cependant il admet la possibilité de deux noyaux.

M. le Professeur Vincent publie en 1881 une étude sur la persistance de l'os central dans le carpe humain, à propos d’une observation personnelle, Il rappelle une découverte faite en Allemagne par HENKE, REYER et RosENBERG, celle d’un cartilage transitoire occupant dans le carpe du fœtus de l’homme la place de los central des animaux. Ce cartilage disparaît rapide-

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ment à l’état normal, et on n’en retrouve plus trace à la naissance, mais il peut arriver qu’au lieu de se résorber ce cartillage persiste et s’ossifie comme ses voisins.

Le carpe présente alors l’os supplémentaire appelé os central, existant normalement chez les amphibiens, les reptiles et un grand nombre de mammifères parmi lesquels sont les rongeurs, les insectivores, les lumuriens et la plupart des singes, sauf le chimpanzé et le gorille.

LeBouco démontre que cette pièce embryonnaire se soude au scaphoïde entre le deuxième et le troisième mois de la vie fœtale, L'on conçoit alors pourquoi je scaphoïde se développe à partir de deux noyaux. Que ces deux noyaux, au lieu de se fusionner, restent indé- pendants, et l’on a une anomalie qui est ici une ano-

malie réversive.

2° SEMI-LUNAIRE, PYRAMIDAL, TRAPEZE, TRA- PEZOIDE, GRAND OS BI ET TRI-PARTITUM.

Ces anomalies sont signalées par GRUBER, SMITH aurait vu le lunatum carpi (semi-lunaire) divisé en une partie antérieure et une partie postérieure.

Gruger signale qu'il aurait découvert les traces d’une séparation du pyramidal en un pyramidal dorsal et un pyramidal palmaire. Il aurait vu également à deux reprises le trapèze pourvu d’une épiphyse devenue indépendante.

Max FLesca et GRUBER signalent deux cas de trapézoïde partagé en un trapézoïde dorsal et un trapézoïde

palmaire. L'une de ces observations est confirmée par Turner en 1883.

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