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Ces osselets sont le plus souvent symétriques. Enfin ils se soudent fréquemment à l'os normal.
Etudions chacun de ces os en particulier :
a) Os tlibial externe.
Ces osselets peuvent être bilatéraux et symétriques. Ils affectent alors dans ce cas la forme d’un croissant épais, dont la concavité embrasse le tubercule du scaphoïde.
Ces osselets peuvent être bilatéraux et asymétriques. Sur un pied on constate alors un osselet triangulaire, à angles mousses (forme typique) ; sur l’autre il existe un os tibial arrondi (forme atypique).
Le volume des osselets peut être très variable de part et d'autre : on trouve d’un côté un gros os tibial et de l’autre côté une petite parcelle osseuse le représentant.
L’os tibial peut être libre d’un côté et partiellement soudé de l’autre, séparé de l'os tibial par une encoche dont la profondeur varie, Enfin, ils peuvent être entièrement soudés des deux côtés et la dimension des scaphoïdes peut devenir considérable.
Dans le cas de deux osselets bilatéraux, si l’un a été le siège d’une poussée d’ostéomyélite, il n’est plus représenté que par quelques fragments osseux pris dans un bloc de cartilage. *
b) Os trigone.
Situé en arrière de l’astragale, au fond de l'angle rentrant entre le tibia et le calcanéum. Se présente sous forme d’un nodule osseux, arrondi ; quelquefois il prend l’aspect d’un clou à tête hémisphérique dont l'extrémité s'enfonce entre le tibia et le calcanéum. L’o8 trigone peut être soudé à l’astragale, quelquefois même au calcanéum.
c) Os péronien.
Situé le long et au-dessous du bord externe du cuboïde, mais assez loin de lui, et ne s'articule qu'exceptionnellement avec lui.
Il a une forme ovoide, mais peut se présenter sous l'aspect d’une galette osseuse.
d) Os vésalien (apophyse postérieure du cinquième métatarsien).
Se présente généralement sous la forme d’un mince fuseau en rapport avec le tubercule du cinquième métatarsien.
Est souvent le siège d’une apophysite : il ne reste alors que quelques fragments osseux englobés par du cartilage, se révélant radiologiquement par une image mouchetée.
Les autres osselets sont extrêmement rares et ne sont jamais décelables radiologiquement. Leur forme est celle d’un nodule osseux, à contours nets ; ils sont rarement soudés avec l’os qui leur sert de support.
B. Moyens d’union de l’os surnuméraire à l’os principal
a) L'os accessoire peut être uni à l’os principal par une véritable articulation, avec capsule et quelquefois même synoviale.
Exemple : scaphoïde carpien bipartitum, scaphoïde tarsien bipartitum, os tibial, os trigone (rare).
Les deux os sont alors encroûtés, sur leur face articulaire, d’une couche de cartilage qui apparaît comme un trait clair, très net, dépourvu d’aspérités.
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b) L'os surnuméraire est d’autrefois rattaché à la pièce osseuse qu'il accompagne par un trousseau fibreux, véritable ligament dont la disposition varie d’un cas à l’autre (os tibial, os trigone).
c) Enfin il n’est pas rare de voir l’os surnuméraire soudé partiellement ou complètement à l'os principal (scaphoïde carpien bipartitum, os tibial, os trigone).
Dans le cas’ où la soudure est complète, on ne soupconne l’anomalie que par la constatation d’un os volumineux, présentant un prolongement constitué par le noyau osseux accessoire, Si l’on fait une coupe au niveau de la soudure, on voit alors «une mince lame de tissu compact séparer les deux aires spongieuses des corps osseux » (Moucuer).
Exemples : os tibial, naviculare carpi bipartitum imperfecta.