ERE ANATOMIQUE
VÉsALE découvre en 1555 un petit os situé le long et au-dessous du cuboïde ; il appelle cet osselet os péronéum, mieux connu aujourd’hui sous le nom de cuboïde accessoire.
Un peu plus tard, en 1605, BauxiN décrit un os surnuméraire situé en arrière et en dedans de la tubérosité du scaphoïde tarsien et qu’il appelle os tibial.
En 1757, MoreLz observe un premier cunéiforme bipartitum.
Mais c'est surtout au dix-neuvième siècle que les découvertes sont importantes.
RosENMULLER décrit en 1804 un os. surnuméraire qu’il appelle os trigone, situé en arrière de l’astragale, au fond de l'angle rentrant entre le tibia et le calcanéum ; en 1856, GRuBER récouvre l'os intermétatarsien, situé à la partie postérieure du premier espace interosseux entre le premier cunéiforme et les deux premiers métatarsiens avec lesquels il s'articule.
Plus tard, GruBer décrit le premier le naviculare carpi bipartitum ou scaphoïde double (1870), le pyramidal bipartitum (1877), le trapézoïde bipartitum (1879).
En 1896, Prrrzxer découvre l’os uncinatum, situé à la face plantaire du troisième cunéiforme : sa forme est celle d’un quartier de lune dont la concavité regarderait vers la base du premier cunéiforme.
Cet auteur fait la même année un travail d'ensemble des os surnuméraires du tarse, travail resté célèbre depuis.
ÊRE RADIOLOGIQUE
La première constatation radiologique semble avoir été celle de Haczunn en 1905. Cet auteur, à propos d'un cas d’os tibial, attire l'attention des chirurgiens sur la ressemblance que peut présenter cet os surnuméraire avec une fracture du scaphoïde tarsien.
LaiLIENFELD, puis GAUGELN publient en 1907 des cas d’osselets surnuméraires du tarse, mais c'est la thèse d'ErinGer qui, en 1909, classe ces anomalies.
Moucrer et LopzicEois font paraître en 1912, dans la Revue d'Orthopédie, un article consacré à l’étude radiographique de l’ossification de l’olécrane. FroezicH publie en 1913, dans la Revue d'Orthopédie, onze observations d'os surnuméraires et la même