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MATÉRIEL D'ÉTUDE

Notre contribution à l’étude des anomalies du complexe ventriculaire est tirée de l’examen de 900 observations personnelles, à la fois cliniques et électrocardiographiques, recueillies dans le service et à la consultation hospitalière de notre maître le docteur Clerc.

Ces observations concernent des malades de tout âge, mais seulement une infime minorité d’enfants au-dessous de quinze ans. Aucune idée «a priori » n’a présidé à leur sélection, nous nous sommes simplement attaché à ne retenir que les cas qui avaient été complètement étudiés, et, plus particulièrement, eeux dans lesquels le cours de la maladie a pu être suivi aussi loin que possible. Les tracés ont toujours été enregistrés dans les mêmes conditions de position du sujet et d’appareillage (1), cependant, pour les malades immobilisés au lit, il a été fait usage généralement de la télécardiographie, qui d’ailleurs ne modifie en rien la forme de la courbe obtenue.

Toutes les précautions techniques indiquées précédemment

(1) L'appareil en usage dans le service du Dr Clerc, est l’électrocardiographe de Boulitte.

ont été prises. En règle générale un ou plusieurs e. €. g. étaient recueillis avant la mise en œuvre de tout traitement ; dans la suite de la maladie, d’autres tracés ont été pris systémati-

quement à intervalles plus ou moins prolongés, et aussi chaque :

fois qu’un épisode évolutif faisait son apparition.

Pour certains malades, le nombre de courbes enregistrées dars les trois dérivations s'élève à plusieurs dizaines.

Nous avons étudié attentivement chaque tracé, repérant et mesurant minutieusement chacun des incidents et des intervalles. Nous avons écarté délibérément les courbes, d’ailleurs peu nombreuses, dans lesquelles une influence médicamen-

teuse pouvait à elle seule (voir p. 84), expliquer la pré-

sence passagère de modifications e. c. graphiques. La prédominance électrique, les altérations du rythme et de la forme du complexe ventriculaire ont été soigneusement notées. D’un autre côté, les diagnostics cliniques ont, dans la mesure des possibilités, été vérifiés par la radiosecpie. La grande majorité des observations concernent des cardiopathies chroniques, ou des troubles fonctionnels sans substratum physique. D’autres, en petit nombre, ont trait soit à des troubles endocriniens à retentissement habituel sur le système cardio-vasculaire, soit à des maladies infectieuses à déterminations cardiaques fréquentes. Enfin, à titre de contrôle, nous avons joint quelques e.c.g. recueillis chez des sujets divers, sains ou malades, mais toujours indemnes de toute altération cardiaque évidente, lésionnelle ou fonctionnelle. Nous ne pouvons reproduire ici le détail des observations utilisées dans notre statistique ; les résultats en sont consignés sous forme de tableaux.

Parmi les diagnostics cliniques que nous avons portés, il en est qui nécessitent quelques précisions dans leur acception. Celui de myocardite chronique a été pris dans son sens le plus large, mais nous en avons exclu tous les cas où il existait une lésion valvulaire organique, associée. Le qualificatif «solitaire » qui suit certains diagnostics d’hypertension, ou d’angor, signifie que ces troubles ne s’accompagnaient d’aucune altération cardiaque cliniquement ou radioscopiquement décelable, et de plus, pour l’hypertension, d’aucun signe d’altération rénale. Nous avons réservé le diagnostic de «troubles fonctionnels purs» à ces observations de malades

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