ANOMALIES DU PETIT DENTELÉ POSTERIEUR ET INFERIEUR
Placé dans la région dorso-lombaire, au-dessous du grand dorsal, le muscle petit dentelé postérieur et inférieur se détache des apophyses épineuses des % dernières dorsales et des 2l ou 3 premières lombaires, à l'aide d'une large aponévrose ; il se porte ensuite en haut et en dehors, et se divise en 4 digitations qui viennent s'attacher au bord inférieur des 4 dernières côtes. Les variations de ce muscle n'ont pas plus d'importance que celles du muscle précédent; mais comme ces dernières, elles sont toujours la reproduction d'une disposition qui est normale dans la série des mammifères.
§ I. — Absence du muscle. — Elle a été constatée par Isenflamm ;.je n'en connais pas d'autres cas. Bischoff a vainement cherché le petit dentelé postérieur et inférieur chez le gorille, qu'il a étudié avec tant de soin : « L'absence de ce muscle ne m'étonne pas, dit-il, à cause de la proximité de la 13*' côte et de la crête iliaque; car ici il n'y a guère d'espace pour un mouvement en bas des côtes inférieures. »
Duvernoy et Macalister, qui ont eux aussi disséqué des gorilles, ne font aucune mention de ce muscle.
§ II. ^ — Variations dans Tétendue du muscle. — Le petit dentelé postéro-inférieur peut s'insérer à trois côtes seulement, ou même à deux (j'ai observé ce cas une fois). Macalister a vu manquer les faisceaux provenant des vertèbres dorsales. Dans un sens opposé, le muscle peut dépasser en hauteur ses limites ordinaires, et prendre, soit sur les vertèbres dorsales, soit sur es vertèbres lombaires, des insertions plus étendues qu'à l'état normal. Hans Virchow a observé sur un sujet qui possédait 13 côtes, un petit dentelé qui présentait 5 digitations : les 4 premières s'étendaient aux 9**, 10", 11® et 12'' côtes; la dernière était destinée à la côte surnuméraire.
Une disposition absolument semblable nous est offerte par le Troglodytes Aubryi, qui, comme le sujet observé par Virchow, dans les salles de dissection de Wurzbourg, présente 13 côtes; chez ce singe anthropoïde, Gratiolet et Alix ont vu le petit dentelé postéro inférieur s'insérer par 5 digitations distinctes, aux 9«, 10«, 11% 12*= et 13« côtes.
Bibliographie :
ISENFLAMM. Ahliundl. liber dev KnocJirn und dcrcn Krankhcilcn, Erlangen, 1752.
Bischoff. Anatomie des Gorilla, Mûnchen, 1881.
Hans Virchow. Vanetœtcn Beobachtungea aus de/n Prœparisaale
Wur:;hurg in den Winter-scnicsL., 1878-1879. Gratiolet et Alix. Rech. sur l'anat. du Troglodytes Aubryi (Nom Arch.
du Muséum, 1866, t. II, p. 137).
CR\PITRE I\' Anomalies des muscles de 1 aidomen.
La cavité abdominale est fermée en axant par dea^ mnsdes qui, se détachant en bas de la ceintiire pehienne. s tt^lî en haot vers les côtes, en sahrant une direction plus on moins verticale; ce sont : le grand droit et le pyramidal.
En deh<KS de ces dra^ gronpES mosacnlaires, la paroi abdominale est constitoée par trcHS Tasies lames superposées, moitié apcHiévrotiques, moitié chamnes, à direction esentieflanent disconlante.Gesoot, en allant de la surface cutanée à la snrfece péritonéale : le grand obUque, le pefiï oblique, le Irmuiaerse. An total. 5 mnsdes, dont i ont des dimenâoos considérables, constituent presque en totalité les parois antéri^ire, postérie i T r : latà^ale de Tabdomen. Ces 5 mosdes présentent, soit dans leur morphologie, smt dans lenrs insertions, qo^qoes variatioifts, qui seront étodiées dans cinq articles distincts.
En outre, on a signalé àws, des cas, qui sont fort rares, il est vrai, mais dcmt fl £ant cependant tenir compte, qodqoes Caisceans moscnlaîres entre les deax oUiques, quelques antres situés an-dessous du transverse : nous consacroons à ces faâsceans sornuméraires dOTs articles spéciaux.
ABTICLZ 771 :Z3
Le masde grand droit de TilidoiDen ^ on loig ruban charau, situé de chaque côté de la fisne médiane, entre le pobîs d'une part, et d'autre part l'appeadice xyifhaide et les côtes movennes. Sur le pubis, saa eslrêmisé inférieure prend généralement tout l'espace qui s'étend de l'épine à la svmphise; son extrémité sof»érieure. beaucoup plus large, se divise, dans le plus grand nombre de cas. en trois languettes chamaes qui
viennent s'insérer : la plus interne, sur l'appendice xyphoïde et sur le cartilage de la 7" côte; la plus externe, sur le bord inférieur de la S*'; la languette moyenne, sur le bord inférieur de la 6^ Ce muscle, on le sait, est interronipu de distance en dislance, par des coupures ou intersections aponévrotiques dont le seul caractère constant est l'irrégularité.
Les variations anatomiques du grand droit de l'abdomen soqt relatives aux chefs suivants :
§ I. — Extension du muscle g:rand droit sur le thorax. —
Le prolongement thoracique du grand droit de l'abdomen a été décrit par certains auteurs, sous les noms de reclus thoracis (Turner), musculus accessorius ad rectum (Halberlsma), supracostalis (Wood). Les deux premières dénominations peuvent être maintenues, à la condition expresse d'être précisées par une bonne définition. Quant à la dernière, jela rejette, le supracostalis de Wood devant servir à désigner une formation inusculaire, anormale chez l'homme, qui n'a rien de commun avec le grand droit, et que j'ai longuement étudiée plus haut (voyez M. supra-costalis, ch. I, art. V, p. 08). J'ai déjà dit ce que je pensais du muscle sternalis hrutorum; cette dénomination, quelque sens qu'on lui accorde, consacre une erreur et doit, en conséquence, être proscrite désormais du langage scientifique.
Ces réserves terminologiques étant établies, étudions les faits. 11 n'est pas rare, d'après Cruveilhier [Anat. descript., 1. 1, p. 52l7), de voir le muscle grand droit envoyer un faisceau surnuméraire à la 4° côte: j'ai trouvé plusieurs fois, dans mes dissections, celte insertion du grand droit à la 4" côte, mais j'ai toujours constaté qu'elle avait lieu au moyen d'un faisceau très grêle. Kaauw a signalé depuis bien longtemps des cas de ce genre {Nov. comment. Petropol., t. II, p. 559). Meckel a vu le grand droit s'élever jusqu'à la 3^^ côle. Harrison et Macalister l'ont vu s'insérer au slernum. Dans un cas rapporté par Boerhave, le grand droit s'étendait jusqu'à l'union delà 3*^ côte avec son cartilage.
D'après Beaunis et Bouchard, le muscle pourrait s'insérer
MUSCLE GRAND DROIT DE l'ABDOMEN. 153
jusqu'à la 2" côte ; Portai a observé deux ou trois faits de ce genre, et nous trouvons dans les Bulletins de la Soc. Anat. de Paris, de 1832, la relation d'un fait observé par Lenoir, dans lequel « le muscle droit de l'abdomen d'un sujet adulte se prolongeait jusqu'à la clavicule » .
Bien d'autres cas du rectus thoracis ont été vus et décrits par Turner, Wood, Roberts, Bochdaleck, etc., mais les muscles observés par ces différents anatomistes se rapportent pour la plupart, à la variété anatomique supra-costalis, bien différente, je le répète, du prolongement thoracique du grand droit de l'abdomen.
Anatomie comparée. — Dans les différentes espèces animales, le muscle grand droit de l'abdomen s'élève généralement plus haut que dans l'espèce humaine. Chez les animaux domestiques, nous voyons ce muscle s'insérer, chez le cheval, sur les 4 dernières côtes sternales, atteindre chez le porc et chez le mouton la 3'' côte. ïl s'élève également jusqu'à la 3'' côte ainsi que sur le sternum chez le daman.
Le muscle grand droit atteint même la '1'"'' côte chez un grand nombre de mammifères (Meckel) : parmi les Singes, chez le magot, le papion, le mandrill, Vouistiti, le mangabey à collier, le mangahey sans collier, le callitriche, le saï, les makis; chez la plupart des Carnassiers; parmi les Marsupiaux, chez le kan~ guroo et la sarigue; parmi les Rongeurs, chez le porc-épic; parmi les Monotrèmes, chez V ornithorynque ; parmi les Edentés, chez le tatou, où il augmente de largeur au fur et à mesure qu'on se rapproche de son extrémité thoracique.
Chez le chat, d'après Strauss-Durckeim, le grand droit arrivé au niveau de la 4^ côte, se termine en un large tendon plat et mince qui va enfin se fixer au sternum et à toute la longueur du premier cartilage costal.
Voici la disposilion que j'ai constatée chezl't/rsMs americanus : le muscle grand droit s'insère en bas sur le pubis, dans l'intervalle compris entre la symphise et le muscle pectiné; de là, ses libres se portent verticalement en haut, en s'écartant (les externes du moins) de la ligne médiane de manière à doubler
la largeur du muscle. Cette bande charnue, arrivée au thorax, traverse, sans s'insérer sur elles, les premières côtes, puis vient prendre des points d'implantation par son bord interne sur les dix premiers cartilages costaux. Ces insertions successives se font tout d'abord à l'aide de faisceaux charnus; mais à partir du 4° cartilage costal, le muscle grand droit est continué par un tendon aponévrotique très mince (tendon sterno-costal) qui s'attache au sternum et aux cartilages costaux supérieurs.
§ II. — Variations en larg-eur du muscle g:rand droit. — Il suffît d'avoir passé quelques années dans une salle de dissection pour savoir que les dimensions en largeur du ruban pubio-costal présentent des variations nombreuses, pouvant aller jusqu'à 2, 3 et même 4 centimètres. Il suffit aussi d'avoir disséqué quelques mammifères, ou seulement d'avoir feuilleté le grand atlas de Cuvier et Laurillard, pour être convaincu que les muscles les plus larges ou les plus étroits chez l'homme, se retrouvent normalement chez les mammifères; mais il s'agit là d'une question de développement, ou, si l'on veut, de nutrition, bien peu importante au point de vue spécial où nous nous sommes placé dans cette étude.
J'en dirai tout autant de l'absence de ce muscle, signalée par Charvet, dans un cas d'ectopie de la vessie, et par Barkow, chez un monstre.
§ III. — Duplicité du muscle g-rand droit de l'abdomen. —
Otto a trouvé ce muscle double; je ne connais le fait d'Otto que d'après une mention malheureusement trop sommaire de Macalister. Aussi m'est-il impossible de l'interpréter sainement. S'agit-il en réalité d'un muscle double et, dans ce cas, les deux faisceaux sont-ils superposés ou juxtaposés; n'est-il pas question plutôt d'un pyramidal anormalement développé, ou bien d'un de ces faisceaux musculaires que nous étudierons tout à l'heure sous les noms de muscle droit latéral de Kelch, ou muscle tenseur de la gaine du grand droit? Voilà ce que pourraient seuls nous dire des détails d'anatomie descriptive qui nous font défaut.
MUSCLE GRAND DROIT DE l'âBDOMEN. 155
§ IV. — Variations dans le nombre des intersections tendineuses. — On doit admettre aujourd'hui que les intersections tendineuses du grand droit ne sont que les représentants, dans le voisinage de la ligne médiane antérieure, des coupures transversales du corps humain, marquées en arrière par les articulations des vertèbres entre elles, sur les cotés par les espaces intercostaux, et en avant, au-dessus de l'abdomen, par les arliculalions desdifîérenles pièces du sternum. Ces intersections, très variables en étendue, en profondeur, en direction, le sont aussi en nombre; tous les auteurs sont d'accord sur ce point. Le plus souvent, chez l'homme, on en rencontre quatre (HyrtI), les deux premières étant situées au-dessus de l'ombilic, la troisième au niveau même de l'ombilic, et la quatrième au-dessous. Mais il n'est pas rare d'en rencontrer cinq; comme aussi on observe des cas où le muscle grand droit n'en présente que trois.
Chez un nègre de Mozambique, M. Chudzinski en a compté six; la première au-dessous de l'ombilic, la deuxième à son niveau, la troisième suivant la direction de la 9^ côte, la quatrième située sur le trajet de la 8^ côte, la cinquième répondant à la 7* côte, la sixième enfin située sur le cartilage do la 6" côte et remontant vers l'appendice xyphoïde.
Chez une jeune négresse, au contraire, originaire du Sénégal, je n'ai rencontré que trois intersections tendineuses; la première, placée au-dessous de l'ombilic, était située à 15 centimètres au-dessus du pubis; les deux autres, situées au-dessus de l'ombilic, étaient distantes du pubis, la deuxième de 21 centimètres, la troisième de 30 centimètres.
Anatomie comparée. — Le mongous, de la classe des Makis, (Meckel) et Xâne (Cuvier et Laurillard, pl. 234) peuvent avoir jusqu'à neuf intersections, échelonnées sur le trajet du muscle grand droit : elles font au contraire défaut dans un grand nombre d'espèces telles que Vatèle, la martre, le hérisson, la taupe, la chauve-souris, le tatou, le dauphin ordinaire, le daman (Meckel). Entre ces deux dispositions extrêmes on trouve à peu près tous les intermédiaires.
Ainsi il existe :
2 intersections chez le calUtricJie (Meckel], chez le chat (Strauss-
Durckeim).
3 — le chat (Strauss-Dl'rckeim).
4 — le magot (Meckel), Va'i (Meckel), le phalanger
(Cuvier).
4 — le J/airea» (Meckel), l'oijri (Meckel), la^a;2if/iè?-e
(Ouvier), le goril'e (Bischoff), l'orang (Cuvier), le papion (Cuvier).
6 — Yhyènc, le mouton (Meckel), le castor (Cuvier).
7 — le rato7i, le cochon (Meckel), le chien (Cuvier),
le cynocéphale (Broca).
8 — l'oijrs (Testut), le coc/iow (^o?Mes^i2'we (Cuvier).
Bibliographie :
Kaauw. Nov. Comment. Petropol., t. II, p. 559.
Halbertsma. Vcrslagen en Mededeclingen der Koninkiijke Akademie van
Wctcnschappen, Amsterdam, 1861, p. 161.
Macalister. Transact. of Roy. Irish Academy, janvier, 1871. TuRNER. Joiirn. of Anat. and Phys., 1. 1, 1868, p. 250, et 1869, t. II, p. 393. WooD. Pvoc. Roy. Soc. of London, 1865.
Portal, cité par Turiier. Loc. cit., p. 251. Lenoir. Bull. Soc. anat., 1832, p. 107. Charvet, Ga.j. des Hôpitaux, 1857, n" 8. Barkow. Monstra animalia, Lipsise, 1828, p. 9. BocHDALEK. Virchow's Arch., nov. 1867.
Otto. Paùh. anat , p. 244.
Hyrtl. Traité d'Anat., trad. italienne, loc. cit., p. 355. Chudzinski. Revue cV Anthropologie, t. III, p. 413.
SCHENK. Der Musculus reclus abdominis der Embryonen; Mitt. aus dem emhryol. Inst. in Vien, II, 2; et in Centrait, f. d. med. Vissensch., 1882, n" 26.
(Voyez en même temps bibliographie du muscle supra-costalis, p. 74.)
ARTICLE II
ANOMALIES DU MUSCLE PYRAMIDAL DE l'aBDOMEN.
§ I. — Variations anatomiqiies du pyramidal chez riiomme.
— Chez l'homme, le muscle pyramidal s'insère en avant du muscle droit, sur la partie supérieure et antérieure du pubis,
MUSCLE pVp.AMIDAL DE l'aBDOMEN. 157
entre la symphise et l'épine. Il s'élève ensuite vers l'ombilic en se rétrécissant de plus en plus et vient se terminer par une extrémité effilée sur la ligne blanche, en un point qui est également distant du pubis et de l'ombilic.
Ce muscle est un des plus inconstants de tout le système, ce qui prouve déjà qu'il n'a qu'une importance bien secondaire dans la mécanique animale. Ses variations se rapportent aux cinq chefs suivants :
1° Variations de nombre. — Il n'est pas rare de voir les deux, pyramidaux faire défaut ou n'être représentés que par une bandelette fibreuse ; le plus souvent, on constate l'absence d'un seul, tantôt le gauche, tantôt le droit. Par contre, on a observé trois pyramidaux, celui d'un côté s'étant dédoublé (faits de Vinslow et de Ruysch). Si le dédoublement se produit des deux côtés, on a quatre pyramidaux, comme dans les cas mentionnés par Sabatier et par Poland.
S'il faut en croire Horner, on aurait même vu trois et quatre pyramidaux du même côté. Il est très probable que dans ces derniers cas, on a pris pour des muscles distincts, des faisceaux d'un même muscle, plus facilement isolables qu'ils ne le sont dans la généralité des cas.
2° Variations de largeur. — Le muscle pyramidal peut occuper tout l'intervalle compris entre la symphise pubienne et l'épine du pubis, comme aussi il peut se réduire à une petite bande d'un demi-pouce de largeur (cas de Macalister).
3° Variations de iiauteur. — Il en est de même de sa hauteur; il occupe généralement la moitié de l'espace qui sépare l'ombilic de la symphise ; mais il n'est pas rare de le yoir n'occuper que le tiers inférieur de ce même espace; comme aussi on l'a vu s'insérer près de l'ombilic (cas de Spigel et d'Hoffmann), ou même s'élever jusqu'à l'ombilic (cas de Rolfincius, Diemerbrôeck, Verheyen).
4° Défaut de symétrie. — Les deux muscles, souvent symétriques, peuvent être profondément dissemblables.
5° Intersections aponévrotiques. — Enfin, dans un caS observé
par Verheyen, le muscle pyramidal présentait, comme le grand
158 LES anom^lLies musculaires chez l'homme.
droil, une intersection aponévrotique, qui le divisait en deux portions.
§ II. — Anatomie comparée. — Somme toute, les variations anatomiques que nous présente le muscle pyramidal se réduisent à des variations de volume, allant d'un développement maximum constitué ici par son extension à l'ombilic, jusqu'à sa transformation fibreuse ou même sa disparition complète. L'anatomie comparée nous offre ces deux degrés extrêmes et tous les intermédiaires.
Ainsi, le muscle pyramidal fait défaut chez les Solipèdes, les Ruminants, les Cétacés, chez Y ai, le forc, le tatou, le fourmilier, le porc-épic, le raton, le coati, la taupe, la martre, le chien, le chat, la chauve-souris, etc. Bischoff l'a vu manquer également chez le gorille, je l'ai vainement cherché chez Vours.
Mil ne-Edwards n'en a trouvé aucune trace chez les Indrisinés. Mûrie et Mivart n'ont pu le rencontrer chez le Lemur varius, catta et nigrifrons, le Nycticebus tardigradus, le Galagos et Vaye-Vaye. Les perodictiques et le tarsier n'ont pas présenté ce muscle à Van Campen et à Burmeister.
Chez Vhyène, comme au reste chez le magot et le papion, il n'est représenté que par quelques fibres tendineuses qui s'étendent du pubis à la ligne blanche. Il présente au contraire, chez le callitriche et chez Vatèle, des dimensions qui rappellent assez bien celles qu'il possède chez l'homme. Sur le chimpanzé, disséqué par Alix, le pyramidal se fixait à la ligne blanche dans le tiers inférieur de l'espace qui sépare le pubis de l'ombilic.
Si l'on veut étudier ce muscle à son degré le plus avancé de développement, il faut descendre aux Marsupiaux et aux Monotrèmes. C'est que, dans ces dernières espèces, les muscles pyramidaux ne sont pas, comme chez l'homme et chez les monodelphiens en général, des muscles accessoires, et qu'on me permette l'expression, de simples organes de parade, ne se montrant de temps à autre aux zootomistes que pour attester leur droit d'existence dans le plan d'organisation générale des vertébrés; chez les Marsupiaux, ils ont un rôle à jouer, rôle
MUSCLE PYRAMIDAL DE l' ABDOMEN. 159
essentiellement actif, relatif, comme on peut le prévoir d'après sa situation, à la nutrition de l'embryon, qui est enfermé dans la poche marsupiale.
On bait que, dans ces espèces, les embryons, au sortir de l'utérus, se trouvent dans un tel état de faiblesse, qu'ils seraient fatalement condamnés à périr si, comme les fœtus des Monodelpbiens, ils étaient jetés en pleine atmosphère, dans la lutte pour l'existence. Par un concours de circonstances qu'il ne convient pas de rappeler ici, ces pauvres petits êtres passent immédiatement du conduit vaginal dans la poche marsupiale, et instinctivement leur bouche vient se coller sur le pourtour d'un des orifices mammaires que contient cette poche; trop inhabiles encore pour exercer des mouvements de succion, ils ont besoin qu'une force spéciale vienne leur pousser dans la cavité buccale, le lait qui doit les sustenter; or cette force a son origine dans la contraction intermittente des muscles pyramidaux, agissant sur les os marsupiaux et, par leur intermédiaire, sur les follicules de la glande mammaire. Ces muscles, s'insérant en effet sur les bords internes des os marsupiaux, ne peuvent se contracter sans rapprocher ces deux os l'un de l'autre; et d'autre part, ces ^ deux os marsupiaux qui sont situés en arrière et en dehors de la glande mammaire, ne peuvent exécuter ces mouvements de rapprochement sans comprimer celte glande et solliciter le lait qu'elle contient, à s'échapper par les orifices du mamelon ; « la glande mammaire, dit Geoffroy Saint-Hilaire, est au milieu des pyramidaux, elle ressent leurs efforts et n'y échappe qu'en se porlant en avant. »
C'est pour cela que les muscles pyramidaux présentent, chez quelques animaux à poche, des dimensions qui étonnent et qui peuvent même les faire méconnaître, comme l'a fort bien dit Meckel, quand on n'a sous les yeux que les dimensions ordinaires de ce muscle chez les Monodelphiens. Chez la sarigue^ \e kanguroo, {'ornithorynque, il occupe toute la longueur de l'abdomen; il est même parfois beaucoup plus large que le grand droit sur lequel il repose.
Guvier a disséqué un bon nombre de Marsupiaux et pour
1G0 LES ANOMALIES MUSCULAIRES CHEZ l'hOMME.
juger de la disposition exacle que présente chez eux le pyramidal, il convient de jeter les yeux sur les planches 176, fig. 3 (sarigue crabier), 178, fig. % (yhalanger à front concave), 139 (kanguroo géant) de son Allas de myologie comparée.
En résumé, le muscle pyramidal de l'abdomen est un organe propre aux Marsupiaux ; il se présente chez eux avec une morphologie que j'appellerai typique, et s'il se retrouve chez les Monodelphiens, chez l'homme en particulier, il n'apparaît dans cet organisme, que pour attester son existence dans le plan d'organisation générale; mais il y est absolument inutile. De là ses vaiiations de forme, de volume, de nombre, tendant toutes à l'atrophie, dont le terme ultime est une disparition complète.
Bibliographie :
Geoffroy Saint-Hilaire. Dict. des sciences natur., art. Marsupiaux, 1823,
t. XXIX, p. 231.
CuviER. Leçons d'Anat. comparée, t. VIII, ISiG, p. 615. CuviER et LAURILLA.RD. Atlas d'Anat. comparée, pl. 176, 178 et 139. Alix. Soc. philhom. de Paris, 1864, p. 129.
MiLNE -Edwards et Grandidier. Hist. natur. de Madagascar, p. 133. Meckel. Ornithorynchus paradoxus, Lipsiee, 1826, p. 25. RoLFiNCius. Dissert, anat., Noribergise, 1856, p. 580. Crooke. Microcosniographia, London, 1850, p. 603. RuYSCH. Thésaurus Anatomicus, t. IV, n° 83. Sabatier. Anatomie, t. I, p. 263.
Macal!Ster. Transact. ofroy. Irish Acad., 1871, p. 69.
Alix et Gratiolet. Rech. sur l'anat. du Troglodytes Aubryi, 1868, p. 177
BiscHOFF. Anat. des Gorilla, Mûnchen, 1880.
ARTICLE III
ANOMALIES DU MUSCLE GRAND OBLIQUE DE l'aBDOMEN.
Le plus superficiel de tous les muscles larges de l'abdomen, le grand oblique ou oblique externe, prend naissance sur le bord inférieur et la face externe des 7 ou 8 dernières côtes ou cartilages costaux, par autant de digitations qui s'entre-croisent avec des digitations analogues du grand dentelé en haut, du grand dorsal en bas. De cette longue ligne d'insertion, qui
MUSCLE GRAND OBLIQUE DE l' ABDOMEN. 161
affecte généralement une disposition courbe, le muscle s'épanouissant en un immense éventail, vient s'attacher à la fois, soit directement, soit par l'intermédiaire de son tendon (aponévrose du grand oblique) : ce) sur la moitié antérieure de la lèvre externe de la crête iliaque; (3) sur le bord antérieur du ligament de Fallope et sur le bord antérieur de l'os coxal (bandelette iliopedinée, ligament de Gimbernat); y) sur le pubis [pilier interne^ pilier externe, pilier postérieur de l'anneau inguinal); d) sur la ligne blanche dans toute sa hauteur.
§ I. — Variations dans les insertions costales et iliaques. —
Elles sont peu étendues et partant peu importantes. Macahster a vu varier le nombre des insertions costales du grand oblique de 6 à 9. Le même auteur a vu parfois deux faisceaux partir de la même côte. Theile signale deux anomalies semblables.
Il n'est pas rare de voir les deux faisceaux inférieurs devenir très rudimentaires; le faisceau de la 12" côte peut même manquer. Mais déjà, à l'état normal, ces deux derniers faisceaux sont très réduits, si on les compare aux faisceaux qui proviennent de plus haut. La digitation qui naît de la 121'' côte, dit Theile, n'a qu'un demi-pouce ou un pouce de large et se détache du sommet de la côte, ou, quand celle-ci est fort courte, de l'expansion tendineuse du muscle transverse.
Quant à l'étendue des insertions iliaques, elle peut également varier suivant les sujets et modifier ainsi, dans un sens ou dans l'autre, les dimensions de l'espace qui le sépare, en arrière, du grand dorsal [triangle de Petit).
Ânatomie comparée. — L'étendue des insertions costales du grand oblique dans la série des mammifères est généralement en rapport avec le nombre des côtes ; chez le cheval, il se détache des 13 ou 14 dernières côtes; il prend naissance, chez le daman, sur toutes les côtes à partir de la 5" ; chez le mouton, sur toutes les côtes à partir de la 0'^ ; chez ïaï, sur les \% dernières côtes; chez \ ornithorynque, sur toutes les côtes à l'exception de la 1''^ etc.
La disposition du grand oblique, par rapport au grand dorsal^
162l LES ANOMALIES MUSCULAIRES CHEZ l'hOMME.
a été particulièrement bien étudiée chez les singes anthropoïdes par le professeur Bischoff ; j'emprunte à son dernier mémoire sur le gorille les détails intéressants qui suivent : « Dans la description qu'ils nous ont donnée de la musculature du Troglodytes Auhryi, Gratiolet et Alix ont émis l'assertion que le muscle oblique externe ou grand oblique diffère dans cette espèce de celui du gorille, en ce qu'il ne s'attache pas à la crête iliaque, mais en est séparé par un faisceau du grand dorsal « qui vient se placer dans le plan du grand oblique et va se » terminer à la portion externe de son aponévrose. » La lecture de ces lignes m'a déterminé à apporter un soin tout particulier à l'étude de ce muscle chez les quatre anthropoïdes : j'ai constaté que, chez le chiynpanzé, les fibres postérieures du grand oblique qui naissent de la pointe de la 12'^ côte, ne prennent point insertion sur l'os iliaque. Le grand dorsal ne naît pas seulement de toute la portion antérieure de la crête iliaque, mais il avance ses points d'attache jusque sur le ligament de Poupart, tout en prenant, comme chez l'homme, des insertions sur les lâ*^, 11% lO'' et 9*^ côtes, par des digitations qui s'entre-croisent avec celles du grand oblique.
» D'après Ghampneys, le grand oblique se détache, chez le chimpanzé, de la 5® à la 11*' côte, par des digitations qui s'entre-croisent, les deux dernières avec celles du grand dorsal, les cinq premières avec celles du grand dentelé; il vient s'insérer d'ailleurs sur l'épine iliaque antérieure et supérieure, ainsi que sur la crête iliaque dans l'étendue d'un demi-pouce.
» Chez \q gorille, le grand oblique naît de l'intervalle compris entre la G'' et la 13" côte; la digitalion supérieure correspond à la portion costale du grand pectoral; puis viennent cinq digitations qui s'entre-croisent avec celles du grand dentelé jusqu'à la hauteur de la H" côte. Cependant, les cinq digitations qui naissent des côtes inférieures (8-13) s'entre-croisent en même temps avec les cinq digitations du grand dorsal, naissant à leur tour de ces mêmes côtes, et recouvrant les trois digitations inférieures du grand dentelé. La dernière digitation du grand oblique qui se détache de la 13*^ côte est très courte, en raison
MUSCLE GRAND OBLIQUE DE l'aBDOMEN. 1G3
du petit espace qui sépare la dernière côte de la crête de l'os coxal; mais elle s'attache, ainsi que la digitation qui part delà 121'' côte, à la portion antérieure de la crête iliaque et à l'épine iliaque antéro-supérieure. En arrière de ces faisceaux du grand oblique qui comblent, en avant, l'espace compris entre la crête iliaque et la 13'' côte, se trouvent une portion de l'aponévrose dorso-lombaire et enfin le carré des lombes.
» Chez Vorang, la disposition anatomique est un peu difTèrente : la dernière digitation du grand oblique naît ici, non de la dernière, mais de l'avant-dernière côte (nous avons déjà signalé chez l'homme, comme une anomalie, cette absence du faisceau émanant de la dernière côte) et vient se fixer à l'extrémité antérieure de la crête iliaque ainsi qu'à l'épine. Ni cette digitation ni aucune des digitations suivantes ne s'entre-croise avec le grand dorsal; ce dernier muscle s'insère cependant sur la crête de l'os coxal jusque dans le voisinage de l'épine ; il ne reçoit de la 13** et de la 12® côte que des faisceaux très grêles ; son bord antérieur ne recouvre que l'origine costale des derniers faisceaux du grand oblique.
» Différents encore sont les rapports respectifs du grand oblique et du grand dorsal chez le gibbon : ici le grand oblique naît des huit dernières côtes; ses faisceaux postérieurs, ou descendants, contractent des rapports intimes avec le feuillet superficiel de l'aponévrose dorso-lombaire et viennent finalement s'attacher sur la crête iliaque, jusqu'à l'arcade fémorale. Sur les six dernières côtes, les digitations d'origine de ce muscle s'entre-croisent avec les digitations du grand dorsal; ce dernier muscle ne prend aucune origine sur l'os coxal, il se détache uniquement de l'aponévrose dorso-lombaire et des côtes susindiquées. Au reste le grand oblique s'enlre-croise encore avec les digitations du grand dentelé, dont les 6 dernières digitations sont en parties recouvertes par les digitations d'origine du grand dorsal, »
Bischoff rattache ces dispositions anatomiques, variables dans chaque espèce, à la différence de taille de ces divers animaux et aussi au développement relativement très considérable du
16i LES ANOMALIES MUSCULAIRES CHEZ l'hOMME.
grand dorsal qui, combinant son action avec celle du grand rond, également très volumineux, porte le membre supérieur en arrière avec une vigueur que l'homme ne connaît pas.
§ II. — Union avec quelques muscles voisins. — On a vu
le grand oblique s'unir, d'une façon plus ou moins intime, mais dans une étendue généralement fort restreinte :
a) Avec le grand dentelé par quelques fibres seulement (Macalister et moi-même). Dans un cas, observé par Budge, le faisceau correspondant à la O*' côte se continuait tout entier avec la digitation correspondante du grand dentelé;
/5J Avec le faisceau abdominal du grand pectoral;
y] Avec \e présternal. (Voyez ce muscle.)
§ III. — Faisceaux d'orijjine venant de la peau. — Sur un sujet disséqué par Flesch, dans le laboratoire d'anatomie de Wurzbourg, la digitation appartenant à la 9*^ côte donnait naissance à un faisceau de fibres charnues qui, passant par dessus la côte, venait se porter à la face profonde de la peau de cette région.
Nous avons déjà décrit longuement, à propos des muscles peauciers observés chez l'homme, dans la région dorso-lombaire, le peaucier dorso-abdominal des mammifères. Il est inutile de revenir ici sur ce muscle dont le peaucier rencontré par Flesch est sans doute une réminiscence.
§ IV. — Duplicité du muscle g:rand oblique. — Des cas
de feuillets profonds du grand oblique ont été observés par Gruber, Macalister, Kelly, Baker et autres anatomistes. Ces feuillets charnus surnuméraires fort variables dans leur forme, leur volume, leurs points d'attache, sont pourtant réunis par un caractère commun, à savoir : d'être placés entre le grand oblique et le petit oblique. Leur interprétation me paraît fort obscure, et comme ils n'appartiennent pas manifestement au grand oblique, je ne les signalerai ici que pour mémoire, me proposant de les étudier avec quelques
. MUSCI-E PETIT OBLIQUE DE l'ABDOMEN. 165
détails dans un article distinct (Voyez art. V), sous le titre de Faisceaux surnuméraires intermédiaires aux deux obliques.
Bibliographie :
Macaltster. Transact. of Roy. Irish Academy, 1871. PoLAND. Guy's Hospital Reports, 1811, p. 192. BisCHOFF. Anatoinie des Gorilla, Mûnchen, 1881.
Flesch. Varietœten BeobaclUunyen, in den Winter-se/ncst. 1875-1S76,
Wiirzbiirg-, 1879.
Dayies-Colley. Guy's Hospital Reports, 1870.
Gruber. Zwei neue fœllo eines rudimentœren M. obliquus externus (Virchow's Arch.j t. LXV, p. 16, et in Jahresb. f. Anat. und Phys., 1875). ■ Gruber. Uehor einigc supernumerœre Bauchmuskeln des Menschen {Bull, de l'Acad. des Sciences de Saint-Pétersbourg, 1872, t. XVllI, col. 142).
Gratiolet et Aux. Anat. du Troglodytes Aubryi, 1866, p. 175.
ARTICLE IV
ANOMALIES DES MUSCLES PETIT OBLIQUE DE l'ABDOMEN.
Placé au-dessous du précédent, mais dirigé en sens contraire, le muscle petit oblique ou oblique interne s'étend de la région lombo-iliaque aux dernières côtes et à la ligne blanche. Il prend naissance, en bas, sur le tiers externe de l'arcade crurale, sur l'interstice de la crête iliaque dans ses trois quarts antérieurs et aussi sur l'aponévrose abdominale postérieure qui le relie aux apophyses épineuses des dernières vertèbres lombaires. De cette ligne d'insertion inférieure, fort étendue comme on le voit, les faisceaux charnus affectant une direction divergente se portent en haut et en dedans, pour venir s'attacher, soit directement, soit par l'intermédiaire d'un large tendon (aponévrose du petit oblique), au bord inférieur des cartilages des 9^ 10«, ]]" et 12^ côtes et à la ligne blanche.
§ 1. — Variations dans l'étendue du muscle. — Comme le grand oblique de l'abdomen, le petit oblique est sujet à quelques variations de volume qui sont sans importance. En haut, elles se réduisent à quelques insertions costales en plus ou en moins; en bas, à une extension plus ou moins grands de ses faisceaux
d'origine sur l'arcade de Fallope. Dans un cas observé par Macalister, le petit oblique se rapprochait assez des pubis pour que le cordon spermalique fût obligé de le traverser, pour gagner les bourses. Dans des cas d'ordre inverse, les faisceaux antérieurs peuvent faire défaut. Sur un sujet disséqué par le professeur Gruber en 1871, le muscle petit oblique du côté droit cessait à 1 centimètre et demi en arrière de l'épine iliaque antéro-supérieure ; il ne prenait, par conséquent, aucune insertion sur l'arcade crurale. Il se terminait, au-dessus de la région inguinale, par un bord charnu très épais, obliquement dirigé en haut et en dedans et venant s'attacher à la ligne blanche, à 14 centimètres au-dessus de la symphise pubienne.
§ II. — Présence d^ititersections costoïdes dans la portion supcrienre du muscle petit oblique. — Henle [Muskdlehre, éd. 1871, p. 67) et Cruveilhier (t. I, p. 523) ont figuré, sur le faisceau qui se rend à la 10*^ côte, une intersection tendineuse, oblique en haut et en dedans et correspondant exactement au sommet du cartilage de la 1 1*^ côte. J'ai observé deux cas à peu près semblables : dans l'un, l'intersection avait 3 centimètres de longueur; dans l'autre, elle était un peu plus étendue et n'était séparée de la 11"' côte que par un espace d'un demi-centimètre. Sœmmering avait déjà signalé, au-dessous de la lO*' côte, celte languette tendineuse transversale située dans l'épaisseur du muscle.
Macalister a rencontré cette disposition sur le prolongement de la lO'' et de la 11*' côte; il déclare n'avoir jamais observé d'intersection sur le trajet de la IS!" côte.
Hans Virchovv qui, lui aussi, a noté tout dernièrement en Allemagne de pareilles bizarreries anatomiques, a observé, sur le cadavre d'une jeune fille fortement musclée, un prolongement de la 11*^ côte, existant à la fois à droite et à gauche, prolongement qui était constitué tout d'abord par du tissu fibreux, et puis par du vrai cartilage.
On sait que, dans quelques espèces, les côtes inférieures sont plus nombreuses ou plus prolongées vers la ligne médiane que