MUSCLE DIGASTRIQUE DE I.A NUQUE
« Celte formation, dit Wood, indique le premier degré de différenciation du splénius dans le sens de la formation d'un occipilo-scapulaire chez l'homme; on voit, chez la taupe, la totalité du splénius s'attacher à l'épaule, o
Bibliographie :
F. Walther. In Haller's disputationum anatoinicaruin select., 1733, t. VI, p. 589.
Macalister. Proc. of Roy. Ir. AcacL, 23 avril 1866.
V^ooD. Proc. of Roy. Soc. of London, 1866» 1867, 1868, et Transact. of
Roy. Soc. of London, 1869.
Sandifort. Loc. cit., liv. III, chap. VI, p. 62. Clason. Upsala Lakaref, Bd II, p. 417.
BuDGE. Henlc und Pfeufer's Zeitschrift, Bd VII, p. 273.
ARTICLE III
AKOMALIES DU DIGASTRIQUE DE LA NUQUE.
Ce muscle est décrit séparément par Meckel, par Henle, par Theile, par HyrtI, etc. Situé de chaque côté de la ligne médiane, au-dessous du splénius et en dedans du grand complexus, il naît, par trois ou quatre languettes tendineuses, des apophyses transverses d'autant de vertèbres dorsales supérieures; cette origine tlotte, d'après Theile, entre la 21® et la 8"; le corps musculaire, qui résulte de ces divers faisceaux, se termine à la 6® cervicale, sur un tendon de 3 ou 4 centimètres de longueur (tendon intermédiaire) ; l'extrémité opposée de ce tendon donne de nouveau naissance à un corps charnu, lequel, continuant le trajet ascendant du muscle, vient s'attacher sur l'occipital, un peu au-dessous de la ligne courbe supérieure. Cette dernière portion du digastrique présente elle-même, sur son côté externe et en un point qui est plus rapproché de l'occipital que du tendon intermédiaire, une intersection aponévrolique plus ou moins marquée.
§ I. — Connexions plus ou moins intimes du dig-astrique avec le complexus. — La disposition qui me paraît être la plus
commune, chez l'homme, est celle-ci : le digastrique et le complexus, distincts à leur origine vertébrale, suivent l'un et l'autre un trajet parallèle; au niveau du point où commence le ventre supérieur du digastrique, les deux muscles s'unissent intimement par leurs bords correspondants; ils se séparent de nouveau, d'une façon plus ou moins complète, et, changeant de rapports avant leur terminaison, ils se superposent en partie, de telle sorte que le grand complexus est en arrière, le digastrique en avant.
L'étendue de ces connexions peut varier dans un double sens : elles peuvent être moins considérables; j'ai vu, dans un cas, les deux muscles à peu près complètement distincts. Elles peuvent, au contraire, devenir plus complètes ; il n'est pas rare de rencontrer les deux muscles entièrement fusionnés,
Anatomie comparée. — L'étude de ces mêmes muscles, dans la série des Mammifères, nous présente, à l'état normal, ces dispositions opposées :
ce) — Le complexus et le digastrique ne font qu'un seul et même muscle chez le cheval, le mouton et le chameau et vraisemblablement chez tous les Ruminants (Meckel). Les deux muscles sont également confondus chez le daman, chez le paresseux et chez le fourmilier.
/5j — Le complexus et le digastrique sont entièrement séparés chez les Loris et les Makis (Meckel), chez Vornythorynque (Meckel) et chez la plupart des Carnassiers (Cuvier), en particulier chez Vhyène et le chat. Le blaireau et l'ours font cependant une exception : chez VUrsus americanus, que j'ai disséqué, les deux muscles étaient complètement fusionnés.
§ IL — Faisceau de renforcement provenant du ligament cervical ou des apophyses épineuses. — L'existence de ce faisceau est à peu près la règle et ne saurait être considérée comme une anomalie : « Au ventre supérieur, dit Theile, vient très souvent se joindre une petite tête interne qui naît, par une ou trois languettes charnues, du sommet de quelques apophyses épineuses (entre la cinquième vertèbre du cou et la