‹ Les anomalies musculaires chez l'hommeChapitre 65 sur 177 · MUSCLES DROITS DE LA NUQUE · texte numérisé non relu

MUSCLES DROITS DE LA NUQUE

« Ce muscle, écrit Cuvier, auquel j'emprunte cette description, est un long droit postérieur de la tête; sa dernière languette qui vient de l'atlas représente, si l'on veut, le petit droit postérieur. »

§ II. — Anomalies du petit droit. — Elles rappellent entière" ment celles du grand droit.

1° Duplicité (lu muscle. — Pendant le semestre d'hiver 1879- 1880, j'ai rencontré, en dehors du muscle petit droit, un deuxième muscle, parfaitement distinct du premier, se portant de l'apophyse épineuse de l'atlas sur les rugosités situées au dessous de la ligne courbe inférieure. Du reste, les deux droits e^ les deux obliques étaient parfaitement conformes à la description classique. Des faits analogues sont rapportés par Gruber, Douglas, Hallet, Sandifort, Macalister, Flower et Mûrie, Davies- CoUey, etc.

Anatomie comparée. — Quelques Carnassiers, ïUrsus notamment, possèdent un petit droit accessoire. Je reviendrai tout à l'heure sur cette disposition.

2i° Faisceau d'origine sous-axoïdien. — Comme le grand droit,

le muscle petit droit peut être renforcé par un faisceau plus ou moins considérable, qui provient d'une portion du ligament ou d'une épine située au-dessous de l'atlas. M. Chudzinski a trouvé cette disposition sur un nègre. I.e faisceau surnuméraire naissait à la hauteur de la 3° cervicale. Le muscle petit droit représentant un interépineux de l'espace occipito-atloïdien, le faisceau surnuméraire représentait un faisceau interépineux aberrant qui, au lieu de s'arrêter sur l'apophyse épineuse, immédiatement située au-dessus de son point d'origine, la franchit, pour aller chercher, sur une épine plus élevée, sa surface d'insertion.

§ III. — Description des muscles droits chez FUrsus araericanus. — Je détache de mes notes anatomiques cette description qui reproduit assez fidèlement les cas de duplicité des muscles droits, que nous venons de mentionner chez l'homme.

VUrsus americanus que j'ai disséqué m'a offert 4 muscles droits très nettement distincts : le 1", le plus superficiel, s'étendait de l'axis à l'occipital ; le 2" s'étendait également de l'axis à l'occipital ; le 3*^ et le 4^ se portaient, l'un et l'autre, de l'atlas à l'occipital :

a) — Le muscle axoido-occipital superficiel, volumineux, plus large en haut qu'en bas, s'insère sur la partie la plus inférieure de l'apophyse épineuse de l'axis, par un tendon très court et de forme cylindrique ; il se porte ensuite en haut en s'élargissant et vient s'implanter par une base de 2 centimètres sur l'occipufe, de chaque côté de la protubérance occipitale externe. Ce muscle est en rapport, sur la ligne médiane, avec celui du côté opposé et recouvre le suivant.

(3) — Le muscle axdido-occipital profond est un peu plus large ; il s'insère en bas, sur la partie la plus élevée de l'apophyse épineuse de l'axis, à 1 centimètre et demi au-dessus du précédent,il vient s'attacher ensuite sur l'occiput au-dessous et en dehors de l'axoïdo-occipital superficiel, dans une étendue de 3 centimètres et demi. La partie la plus externe de son insertion est recouverte par l'oblique supérieur. Ce muscle paraît constitué par deux faisceaux. Il existe, en effet, sur son côté externe un interstice celluleux que l'on peut suivre, dans l'épaisseur du muscle; jusqu'à sa partie moyenne environ ; plus loin cependant, l'interstice n'existe pas et toute division plus profonde devient artificielle.

y) — Les deux muscles atldido-occipitaux ou petits droits postérieurs s'insèrent l'un et l'autre, par leur extrémité inférieure, sur le tubercule de l'atlas. Ils sont tous les deux aplatis et sensiblement égaux en volume. Un espace linéaire, rempli de tissu graisseux, les isole dans toute leur étendue. L'interne se porte directement en avant sous la forme d'un cordon cylindrique et va s'implanter, au-dessous des droits axoïdiens, sur une surface rugueuse. L'externe, affectant une forme triangulaire, s'élargit à partir de son insertion atloïdienne pour venir s'insérer, en dehors du précédent, sur les mêmes rugosités de la région sous-occipitale.

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