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ANOMALIES DU DELTOÏDE

Le deltoïde, ainsi appelé en raison de sa forme triangulaire (A grec), embrasse, à la manière d'un demi-cône, l'articulation scapulo-humérale. C'est le muscle le plus volumineux et le plus important de l'épaule. Il prend naissance en haut sur le bord antérieur (tiers externe ou moitié externe) de la clavicule, sur le bord externe de l'acromion et sur le bord postérieur de l'épine de l'omoplate dans toute son étendue. Son insertion inférieure se fait sur les deux branches du V deltoïdien, au-dessus du brachial antérieur. Comme le muscle grand fessier, le deltoïde est constitué par une série de colonnettes charnues plus ou moins isolables, mais dont le nombre estimé à 10 par Albinus, porté à 18 ou 20 par Cruveilhier, varie, on peut le dire, avec chaque sujet et pour chaque observateur. Jamais, dans les conditions normales, le deltoïde n'est divisé en portions réellement distinctes.

Je classerai les variations analomiques de ce muscle sous les sept chefs suivants :

§ I. — Absence de quelques-uns des faisceaux constitutifs du muscle. — Otto a rencontré un deltoïde dépourvu de ses faisceaux claviculaires. J'ai observé moi-même un cas où le faisceau claviculaire était réduit à un ruban trèsfgrêle, mesurant à peine deux centimètres de largeur.

Macalister a vu manquer, de son côté, la portion acromiale du même muscle. Dans ce dernier cas, le deltoïde était exclu-

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sivement composé d'une portion antérieure détachée de la clavicule et d'une portion postérieure insérée sur l'épine de l'omoplate. Je n'ai jamais observé, pour ma part, cette disposition qui doit être fort rare. Il convient de signaler, comme un degré incomplet de cette dernière anomalie, l'observation rapportée par Gruber et relative à un deltoïde qui présentait, à sa partie moyenne, une lacune longue de quatre pouces et large de près de deux pouces.

Anatomie comparée. — D'après Cuvier, le deltoïde serait réduit, chez le cheval, à sa portion postérieure (long abducteur du bras). La portion acromiale du muscle, déjà fort atténuée chez le mouton, aurait chez lui complètement disparu. Meckel a cru constater, chez la taupe, la disparition de la portion scapulaire ; le même anatomiste décrit, chez le porc-épic, deux portions ou plutôt deux muscles «entièrement séparés l'un de l'autre par la tête de l'humérus; le plus grand vient de l'apophyse acromiale et de la partie antérieure de l'épine; le petit tire son origine de la moitié externe de la clavicule. Ils se fixent isolément à la tubérosité externe et au milieu de l'humérus. » Les faisceaux spinaux postérieurs font donc défaut dans cette espèce.

Les portions antérieure' et postérieure du deltoïde ne sont nullement représentées chez les Amphibiens et chez \es Reptiles. D'après M. Lannegrace, auquel j'emprunte cette dernière assertion, on ne le « rencontrerait pas non plus chez Voiseau où le deltoïde acromial existe seul. » Toutefois, cette interprétation n'est pas acceptée par M. Alix qui décrit, dans un grand nombre d'Oiseaux, notamment chez \es pigeons, les Cracidés et les Tinamidés, un deltoïde postérieur nettement distinct du muscle sous-épineux. M. Alix considère, comme appartenant au système deltoïdien, chez l'oiseau, trois muscles complètement séparés : a) le deltoïde postérieur, que je viens de signaler; (S) le muscle cléido-épicondylien, qui devient par ses relations un tenseur de la partie moyenne de la membrane antérieure de l'aile; yj le muscle cléido-mélacarpien enfin, qui est le tenseur marginal de cette même membrane antérieure de l'aile,

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§ II. — Division du muscle en plusieurs portions distinctes. • — J'ai rencontré plusieurs fois, entre la portion claviculaire et la portion acroiniale du muscle, un espace séparalif qui rendait la portion claviculaire complètement indépendante. Dans un cas, cette portion, ainsi séparée du deltoïde, était intimement unie avec le bord supérieur du grand pectoral et je l'aurais volontiers rattachée à ce dernier muscle, si la veine céphalique, suivant son trajet normal, n'était venue m'indiquer d'une façon précise les limites respectives des deux organes.

D'autre part, Macalister dit avoir observé l'indépendance de la portion du deltoïde qui s'insère à l'épine (deltoïde 'postérieur ou delto-spinal) .

Je ne signalerai ici que pour mémoire les faits d'une division plus multipliée des faisceaux constitutifs du deltoïde, l'observation par exemple, rapportée par Jenty, d'un muscle deltoïde qu'il décomposa en 18 ou 20 muscles distincts. Ce sont là des dispositions peu importantes, justiciables le plus souvent d'une altération nutritive des faisceaux constitutifs du deltoïde, bien différentes en cela des deux ordres de faits signalés plus haut. L'indépendance des portions claviculaire, acromiale, spinale, constituent en effet, chez l'homme, de vraies anomalies réversives.

Anatomie comparée. — Le deltoïde est rarement aussi compact chez les animaux que chez l'homme; ses trois portions classiques sont encore aussi intimement liées chez les Anthropoïdes, mais leur isolement s'observe déjà chez le magot (Duvernoy). Elle s'accentue, chez les Lémuriens, et devient pour ainsi dire la règle chez les Carnassiers. Le chat, qui est à ce point de vue un excellent sujet d'étude, nous présente trois muscles deltoïdiens parfaitement distincts :

1° Un muscle deltoïdien antérieur [M. delto-claviculaire de Strauss-Durckeira), naissant en haut « tout le long de la clavicule, ainsi que sur le raphé qui se prolonge en dedans et en dehors en opposition avec les muscles clavo-cucullaire et cléidomastoïdien. » Nous avons déjà vu que chez les Mammifères non claviculés le delto-claviculaire se réunissait avec les faisceaux

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antérieurs du trapèze, pour constituer le muscle céphalohuméral ;

2° Un muscle deltoïdien moyen [M. delto-acromial de Strauss- Durckeim), prenant naissance en dehors et en arrière du précédent, «dans l'échancrure de l'apophyse récurrente de l'omoplate et de l'acromial ; »

3° Un muscle deltoïdien postérieur [M. delto-spmal de Strauss- Durckeim), se détachant, par de courtes fibres aponévrotiques, du tiers moyen de l'épine scapulaire « depuis sa tubérosité jusqu'à son apophyse récurrente. »

M. Alix, chez la roussette d'Edwards, M. Maisonneuve, chez le Vespertilio murims, décrivent également au deltoïde une porlion claviculaire, une portion acromiale et une portion spinale ou sous-épineuse.

Dans la classe des Rongeurs le deltoïde est généralement simple chez le castor, le hamster, \ écureuil (Meckel). On observe déjà des traces de division chez le rat, et V agouti nous présente un delto-acromial et un delto-spinal complètement distincts.

Chez la marmotte, la bifurcation du delto-claviculaire (Meckel), porte même à quatre, dans cette espèce, le nombre des portions constitutives du deltoïde.

§ 111. — Faisceaux surnuméraires, scapulaires et sousépineux. — Les faisceaux scapulaires du deltoïde s'insèrent exclusivement, dans la majorité des cas, sur l'épine de l'omoplate. Exceptionnellement, ce muscle peut être renforcé par des faisceaux surnuméraires qui prennent naissance, au-dessous de l'épine, sur le bord vertébral de l'omoplate, sur l'aponévrose sous-épineuse, ou même encore sur le bord axillaire. Je désignerai ces trois ordres de faisceaux sous les noms de faisceau postérieur [hasio-deltoïdeus de Kraûse), faisceau sous-épineux [fasciculus infraspinatus deltoïdeus de Gruber), faisceau axillaire [costo-deltotdeus de Galori) du deltoïde.

1° J'ai vu plusieurs fois, toujours chez des sujets fortement musclés, les faisceaux postérieurs du deltoïde s'insérer sur le bord vertébral du scapulum, mais je ne lésai jamais vus dépasser,

sur ce bord, le deuxième centimètre placé au-dessous de l'épine. M. Chudzinski a rencontré ces mêmes faisceaux s'étendant, chez un nègre, à 25 millimètres au-dessous de cette épine. Ils peuvent même descendre plus bas et se détacher d'une région plus ou moins voisine de l'angle.

2° Des faisceaux insérés sur l'aponévrose du sous-épineux ont été mentionnés par Macalister, M. Flesch, Beaunis et Bouchard, Meckel, etc.; ce dernier anatomiste a rencontré plusieurs fois une languette musculaire, naissant à la fois «de l'expansion tendineuse et de la partie moyenne du bord interne de l'omoplate par un tendon large et mince » et venant s'attacher, d'autre part, au tendon du deltoïde.

3° Le faisceau axillaire du deltoïde me para'ît avoir été décrit pour la première fois par Albinus. Nous trouvons en effet, dans son Historia mmculorum, cette mention qu'au bord postérieur du deltoïde « acccdebal portio insignis oriens ab ore priore scapulse, inter infraspinatum et teretem minorera.» Cette porlio insig7iis n'est autre chose que ce faisceau surnuméraire du deltoïde qui fui signalé de nouveau plus tard par Meckel et par Theile et auquel Galori, en 1866, donna le nom de costodeltdideus.

Ce petit muscle, toujours distinct à son origine, prend naissance sur le bord axillaire du scapulum, soit entre le sousépineux et le petit rond, soit entre le petit rond et le grand rond. Dans le cas observé par Calori, il présentait la forme et le volume d'une des colonnes charnues du deltoïde; il se dirigeait ensuite un peu en avant et en bas et, se confondant bientôt avec les faisceaux deltoïdiens, il gagnait avec eux la face externe de l'humérus. Avec ce faisceau s'en rencontrait uu autre plus volumineux, naissant, comme le premier, sur le bord axillaire de Tomoplate, mais s'en séparant bientôt pour gagner une région plus élevée, après avoir contourné le bord postérieur du deltoïde; les faisceaux charnus dégénéraient en tibres tendineuses, lesquelles se terminaient, en partie, sur l'aponévrose deltoïdienne, en partie sur l'acromion et l'extrémité externe de Ta clavicule. Galori propose de donner à ce faisceau, en raison

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de ses points d'attache le nom de costo-acromio-claviculaire. « Son rôle principal, dit-il, est de tendre l'aponévrose deltoïdienne pendant que s'effectue l'adduction du bras; il peut même contribuer à l'abaissement de la clavicule. »

Un muscle analogue, également tenseur de l'aponévrose deltoïdienne, a été rencontré tout récemment sur une négresse par Chudzinski ; il prenait naissance, à l'aide de longues fibres tendineuses, à la fois sur le bord axillaire de l'omoplate et sur l'aponévrose sous-épineuse. L'ensemble de ses faisceaux charnus constituait un ruban de 2l0 millimètres de largeur; il contournait le bord postérieur du deltoïde et se divisait alors en deux plans superposés : le plan superficiel, s'infléchissant en bas, se terminait sur l'aponévrose humérale, à 75 millimètres au-dessous de l'angle postéro-externe de l'acromion; le plan profond, beaucoup plus épais et affectant une direction transversale, venait se terminer, par de courtes fibres tendineuses, sur les fibres tendineuses d'origine du deltoïde, dans l'étendue de 24 millimètres.

Anatomie comparée. — Chez les singes anthropoïdes, la portion postérieure du deltoïde, plus étendue que chez l'homme, recouvre presque en totalité la fosse sous-épineuse, prenant à la fois des insertions et sur l'aponévrose sous-jacente et sur le bord vertébral du scapulum. J'ai nettement constaté cette disposition chez le chimpanzé et chez Yorang. Chez ce dernier animal, le bord postérieur du deltoïde descendait jusqu'au bord supérieur du grand dorsal. Le Troglodytes Aubryi a présenté également à Gratiolet et Alix une portion postérieure du deltoïde très développée; elle s'attachait non seulement à l'épine, mais à l'aponévrose sous-épineuse et « même au bord axillaire de l'omoplate jusqu'aux attaches du muscle grand rond. »

Devis a décrit, au deltoïde de la civette, une portion postérieure, laquelle, se détachant de l'aponévrose sous-épineuse, constitue un muscle triangulaire complètement distinct à son origine et venant se terminer sur l'extrémité inférieure du tendon huméral du muscle. Même disposition chez les Chéiroptères : la portion sous-épineuse du deltoïde occupe, dans cet

ordre de Mammifères, toute l'étendue du bord vertical de l'omoplate qui se trouve au-dessous de l'épine. «Cette portion sous-épineuse du deltoïde, dit M. Sabatier, rétablit la continuité de la couche formée par le grand dorsal et le deltoïde, couche interrompue chez l'homme par la présence de l'aponévrose sous-épineuse. Cette aponévrose est remplacée par une vraie couche musculaire. Chez les Sauriens, chez les Crocodiliens, la couche grand dorsal, grand rond et deltoïde est continue ou presque continue. »

§ ÏV. — Variations des insertions liuméralesj faisceau cléido-épitrocliléen (Testut). — Il suffit d'examiner un certain nombre d'humérus revêtus ou non de leur appareil musculaire, pour constater que l'empreinte deltoïdienne n'occupe pas sur la face externe de l'os une hauteur constante, qu'en conséquence les faisceaux inférieurs du deltoïde se rapprochent plus ou moins, suivant les sujets, du tiers moyen ou même du tiers inférieur de l'humérus. Dans un cas, j'ai observé la disposition suivante qui, je crois, n'a pas encore été signalée :

Les faisceaux les plus internes de la portion claviculaire du deltoïde se dirigent, comme à l'état normal, en bas et en dehors vers le V deltoïdien ; mais avant d'atteindre cette empreinte rugueuse, où ils se terminent d'habitude, ils se jettent sur un tendon arrondi et fort grêle, rappelant comme volume et comme aspect celui du petit palmaire. Ce tendon, s'infléchissant en bas et en dedans, croise le bord interne du biceps, le paquet vasculonerveux du bras et vient s'insérer sur la face antérieure de l'épitrochlée au-dessus des muscles épitrochléens. J'ai donné à ce faisceau le nom de cléido-épilrochléen ; situé en dedans de la veine céphalique, il appartenait bien manifestement au deltoïde et ne saurait en aucune façon être assimilé au chondro-epitrodilearis de Wood, avec lequel il n'a de commun que le tendon terminal, inséré sur l'épitrochlée.

Anatomie comparée. — D'après Meckel, la portion claviculaire du deltoïde «s'attache tout à fait au bas de l'humérus» chez Vagouti; une portion du même muscle vient s'insérer à l'épi-

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condyle chez le fourmilier, descend chez là marmotle jusqnlx la partie supérieure de l'avant-bras, pour se fixer sur le cubitus, en avant du muscle brachial interne. Mais c'est surtout chez les Oiseaux que l'on voit cette tendance du deltoïde à s'éloigner de l'épaule; qu'il me suffise de rappeler ici, comme appartenant à ce muscle, le faisceau déido-épicondylien et le faisceau cléidométacarpien, dont les dimensions seules indiquent suffisamment et les insertions et l'étendue.

Quant au muscle homologue de mon faisceau cléido-épitrochléen, je le trouve dans une disposition particulière du mastohuméral de la chèvre et du mouton. Le muscle masto-huméral, je l'ai déjà dit bien des fois, n'est que la réunion des faisceaux claviculaires du deltoïde et du trapèze, réalisée chez les animaux non claviculés. Eh bien, dans les deux espèces précitées, ce muscle se divise à son extrémité inférieure, d'après M. Lannegrace, en deux branches, entre lesquelles passe le biceps. L'une des branches s'attache à l'humérus; la branche supplémentaire se rend à l'épitrochlée. Restituons à la chèvre et au mouton leur clavicule atrophiée et nous aurons dans ce faisceau supplémentaire, un véritable cléido-épitrochléen.

§ V. — Double deltoïde; deltoïde accessoire. — Je comprends sous ce titre tous les faisceaux qui doublent le deltoïde soit sur sa face superficielle, soit sur sa face profonde, et qui présentent à leurs deux extrémités les mêmes insertions que ce dernier muscle. De ce nombre est le scapulo-humeralis digastricus de Gruber, faisceau charnu divisé par une intersection tendineuse en deux ventres et situé entre le deltoïde et le sousépineux ; il prenait naissance en haut sur la base de l'acromion et les deux tiers de l'épine de l'omoplate et se fixait en bas à l'humérus, entre le delloïde et le triceps.

Il faut vraisemblablement rattacher à ce faisceau profond du deltoïde la forme suivante du muscle tenseur de la capsule scapulo-humerale, observée plusieurs fois par Hyrll ; il s'agit d'un faisceau charnu qui naissait profondément de l'acromion et venait se fixer, en bas, sur la capsule articulaire (faisceau

acromio-capsulaire). Avec le savant professeur de Vienne, je considère ce petit muscle comme un faisceau deltoïdien qui s'est détaché du muscle et qui, n'ayant pu atteindre l'empreinte humérale, a demandé à un organe plus élevé, la capsule articulaire, sa surface d'insertion.

J'ai vu en 1880, sur un cercopithèque, quelques-unes des fibres profondes de la portion acromiale du deltoïde s'arrêter de même sur la capsule de l'articulation de l'épaule, à l'égard de laquelle elle jouait le rôle de muscle tenseur.

Theile croit pouvoir ranger parmi des anomalies de cet ordre et considérer comme un « second deltoïde profond », un petit muscle huméro-capsulaire, qui se détachant de l'humérus, en dehors de l'insertion du sous-scapulaire, venait se perdre au-dessous de l'acromion sur la capsule articulaire. Si le faisceau huméro-capsulaire, décrit par Theile, prenait réellement naissance sur l'empreinte rugueuse de la face externe de l'humérus et ne se séparait que plus tard de la masse deKoïdienne, nous n'aurions aucun doute sur l'exactitude de l'interprétation hasardée par l'anatomiste de Berne. Mais le muscle tenseur humérocapsulaire se détache le plus souvent de la lèvre interne de la coulisse bicipitale, dans le voisinage des tendons du grand dorsal et du grand rond. En raison de cette situation spéciale, je considérerais plutôt le tenseur huméro-capsulaire comme une forme incomplète du court coraco-bi-achial (coraco-brachialis brevis), ou, si l'on veut, comme un court coraco-brachial qui, partant de l'humérus dans la direction de l'apophyse coracoïde, s'arrêterait en route pour se fixer sur la capsule articulaire. (Voyez ce muscle, p. 361.)

§ VI. — Faisceaux peauciers de la ré(fion deltoïdienne. — J'ai déjà signalé plus haut (p. 128) les quelques faisceaux charnus que l'on a rencontrés dans la région deltoïdienne, comme reliquats du pannicule charnu des Mammifères inférieurs. Les formations musculaires plus ou moins différenciées, que l'on a décrites sous le nom générique de tenso?' fasciœ deltoideœ, rentrent pour la plupart dans ce groupe.

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