CHAPITRE XXXIII
Conclusion. — Les cimetières antiques de l’Orient et le cimetière de l*riscille avec sa chapelle. — Susanne de la CAPPELLA GRECA et l’Église de no.s jours.
!• — Tradition des Pères sur la tombe d'Adam, 707. — Tradition chaldéenne sur celle de Noé placée au lieu où fut le Paradis terrestre : habitants de la Chaldée et de l'Assyrie inhumés là, et comment, 708. — Héliopolis, la ville du Soleil et du Phénix, terme du pèlerinage de l’autre vie pour les Egyptiens, 709. — Memphis, nouvelle ville sainte : cimetière présidé par le Sphinx, c'est-à-dire Horus, le Soleil levant: pyramides du cimetière orientées; ouverture au midi; chambre sépulcrale en forme de croix, 710. — Hymnes auprès du défunt, l'assimilant au Soleil, le faisant triompher des mauvais génies, le justifiant auprès du Dieu et Juge des morts; embaumement des corps en vue de la résurrection, 713. — Défunt déifié avec sa pyramide elle-même appelée sa splendeur, Kou-t, nom écrit avec l'hiéroglyphe du Phénix, 714. — Les idées des Chaldéens et des Égyptiens sont plus ou moins ici celles de toutes les nations païennes : Dieux Mânes des Romains, 715. — Peuple de Dieu : Abraham, d'Ur, en Chaldée — nécropole sacrée vouée au culte du dieu Sin, la Lune — choisit la Terre-Promise à sa race pour le lieu de sépulture de sa famille, 716. — La Caverne double: les tombes d’ Abraham, d'Isaac, de Jacob et de leurs épouses y seront vues au VIP siècle et même en 1859, les pieds des défunts au midi, la tête au nord, 718. — Tombeau de Joseph d.ans la Terre- Promise : corps embaumé comme celui de Jacob, 719.— Tombeau de Josué orienté: soleil sculpté à l'entrée; niches à lampes, 720. — Tombeau des Machabées : sept pyramides, 722. — Job attend son Rédempteur, la Lumière des morts, 723. — Zacharie, père de Jean-Baptiste annonce cette Lumière, 724. — Le Christ, la résurrection et la vie, 725. — Pierre et Paul fondent le cimetière de Priscille : pareil aux cimetières juifs; l'orientation, qui sera observée sur terre, n'a pu l'ètre dans les galeries souterraines ; le Christ, dans la chapelle du cimetière, offert aux Mages, qu'éclaire son étoile, faisant jaillir l’eau de la vie,
* En lUo, Eugène IV placera le PLénii à côté de S. Paul sur le* portes de Saint-Pierre,
qu'il fait couler en bronze. Ce sont les portes actuelles.
TABLE DES CHAPITRES
délivrant Susanne et les trois Hébreux, et portant, Bon-Pasteur, ses brebis au bercail du Paradis, 725. — Les cinq grandes l'êtes de la Nativité, du Baptême du Christ, de la Résurrection, de l’Ascension, de la Pentecôte ont ici leurs tableaux symboliques, 728. — Sanctuaire de la chapelle, carré comme le Saint-des-Saints de Jérusalem ; chapelle en forme de +, rappelant le Nom du Christ et sa Croix, 729. — Les défunts probablement embaumés, 729. — Note sur les principales découvertes faites au cimetière de Sainte-Agnés, voisin de celui de Priscille, et publiées en 1880, 730.
IL — L’Église en l’année 1875, 733. — Les nouveau.x vieillards de Babylone : tentation et condamnation de Susanne, 733. — A quand la délivrance? 735. — Souvenir du passé, présage de l'avenir : la martyre Susanne, parente de Dioclétien, nièce du pape S. Caïus ; son corps transporté au Vlll» siècle dans la maison paternelle devenue une basilitiue, prés des Thermes de Dioclétien, 735. — S. Léon III, d’abord prêtre de Sainte-Susanne, accusé par les Romains, expulsé de Rome, ramené par Charlemagne, justifié à l’ambon de la basilique Vaticane, ayant couronné là Charlemagne empereur d’Occident, reconstruit l’église de Sainte-Susanne comme ex-voto de sa délivrance : précieuse mosa'ique de l’abside restituée d’après un manuscrit Vatican et Alemanni, 739. — Elle rappelle les fresques de Susanne à la Cappella Greca. S. Léon III a songé à la Susanne biblique : l’histoire de cette Susanne couvrira en 1595 les murs de la nef de l’église, 740. — A la fin du XV* siècle, un ecclésiastique de Bordeaux ayant échappé à une horrible calomnie en invoquant cette sainte, qui lui découvre ses reliques cachées à Saint-Sernin de Toulouse, les arts la glorifient à Albi et à Brou comme à Rome, 742. — Susanne image de l’Eglise triomphant, après le concile de Trente, des deux vieillards de Babylone, Luther et Calvin, 742. — Un triomphe pareil a eu son signal au concile du Vatican : arrêt, à cette heure; hiver entre les semailles et le printemps, 743. — Mort de Pie IX, en sa prison, Te 7 février 1878 : sublime délivrance de cette autre Susanne, préparant et annonçant celle de la Susanne qui s’appelle l’Église, 743. — Après treize jours, Pie IX renaît en Léon XIII, 746.
Conditions de la délivrance ; deux textes de S. Hippolyte ; pourquoi Dieu écouta Susanne, 746. — Sarcophage d’Arles ; Bienheureux ceux qui pleurent, 747. — Représentation de Job au milieu des déchirements de l’Empire romain ; pain marqué du monogramme du Christ offert à Job sur le sarcophage de Junius Bassus; Morales sur Job de S. Grégoire-le-Grand, 748. — Le cri de Job et son pain, lumière et manne de l’Église dans le désert à traverser, 753. — N’ayant rien du signe de la Bêle — présentement le délire du Libéralisme — travaillons à reconstruire Jérusalem en chantant l’hymne au Christ : tableau du chant de cet hymne par deux époux sur un sarcophage romain ; cet hymne dans Prudence, 753. — Un mot encore sur le Bon-Pasteur : le texte d'Isaïe illustré près de la Cappella Greca, 757. — Derniers beaux jours du règne de mille ans du Bon- Pasteur, 759. — Sa visite à chacun de nous à sa dernière heure : invocation de Sedulius dans le Chant Pascal; le Bon-Pasteur sur la croix et le bon larron : Memento mei Domine, 760.
Triple signe du Christ pour fermer le livre : -f* {Christ) du pain de Job ; ■X- {Christ Jésus), Ancre et Poisson de l’épitaphe de Bottus ; Phénix et Étoile du vêtement de Sainte Agnès, 763.
Et pensée finale à l’Église. — Débora sur le sarcophage d’Adelphia à Syracuse, 765. — Susanne et les deux vieillards au tribunal de Daniel, sur la mosaïque du mausolée de Sainte-Çonstance, 769. — Présages pour l’Église, chers à la France, 777.
TABLE DES CHAPITRES
APPENDICE
LA RÉGION DE LA CAPPELLA GRECA, d’après les dernières découvertes 1880 1891 ; Problèmes à résoudre, page 781 .
LE CIMETIÈRE DE PRISCILLE DEPUIS LES RAVAGES DES GOTHS, 783. — Ravages des Goths, 783. — Restauration par les Papes aux VP et VIP sièclei 783-4. — Basilique de Saint-Sylvestre retrouvée : sa construction ; tombeaux des SS. Sylvestre, Sirice, Célestin, Marcellin, Marcel, Philippe, Félix, Libère, et de Vigile; magnifique épitaphe de S. Libère, réfutant d'avance Bossuet, 784- 90. — Ravages des Lombards, 790. — Corps saints transportés à Rome, 790. — Abandon du cimetière jusqu’au XVP siècle, 791. — Bosio, d’Agincourt, M. de Rossi, 791.
LA SECTION DE LA CAPPELLA GRECA, 793. — La CAPPELLA GRECA, 793. — La grande église dont elle fait partie ; restes d’inscriptions, 794. — Cryptes entourant la grande église: A‘, petite basilique: Phœbé, Novatus? Pudens, Pudentienne, Praxéde? 000. — A'i, CAPPELLA GRECA : Obrimos, Nestoriané; Symetrius, Prisca^l 795. — Étage inférieur : Pudens Félix, 800. — Immense galerie remontant au IP siècle; Aurélia Priscilla, Monogramme ^ (ChristJ, 801. — Résultats positivement ou moralement acquis, 802.
LA SECTION DE LA VIERGE ET DU PROPHÈTE, 801. — Trésor d’inscriptions de la fin du P'' siècle et du IP, 804. — .Artère K ; insigne épitaphe d'Agapé, 804 ; fresque de la Vierge et du Prophète: Lucretius Cresces, 807. — Artère I : Cresces, Vericundus, martyr, riETPOC, Petrus, Susanna, 809. — Artère H : Onésime, Acilius, Acilia, Julius de Tarse, ITETPOC, deux martyrs Silvinus ou Silvinianus frères, alumni et alwnnæ, S. Justin, martyr, 813. — Artère D E F G : Petrus Lucretia, Modestina A Q, Petrus, Monogramme (Christ-Jésus), 817. — Couloir C : HETPOC, Lucretius Paulus, rapproché de Petrus Paulus, sur un monument de la voie Salare, Allius Aquila, Filumena (Sainte Philomène), 820.
L’HYPOGÉE DES ACILII GLADRIONES, 824. — Découvertes de 1888, 824. — Hypogée des Acilü sous la basilique de Saint-Sylvestre, près la Cappella Greca, 825. — Sept Acilii, une Acilia Priscilla, 827. — La famille des Acilii Glabriones, 828. — Le consul Acilius Glabrio, collègue de Domitien, mis à mort par lui pour la foi, 829. — Le tombeau de sainte Priscille, 831. — Celui de S. Crescention, 835. — Baptistère du cimetière de Priscille, 836. — Ce cimetière établi dans le domaine des Acilii, 837. — C’est bien à la Cappella Greca et à la petite basilique voisine que le pèlerin du VIP siècle a vu les tombeaux de Symetrius etde Prisca, de Pudentienne et de Praxède, 838.
Conclusion : Récente découverte de trois insignes monuments. — Un sarcophage d’enfant, du IP siècle, près l’hypogée des Acilii : le Christ eucharistique principe de résurrection. — Un fragment de la stèle funéraire de S. Abercius : épitaphe du saint comparée à l'inscription grecque d’Autun, comme elle du Ile siècle. — Une épitaphe de Bithynie du commencement du IP siècle, marquée dü signe du Christ, -f-, 841.