Coffiret, lire : Coffre
512 : Note 1, ajouter : Hà-Benben, est traduit par d'autres égyptologuis : Maison des deux pyi*amidiom.
678 : Note 2, lire : Voir pi. xiv, 3, 4. . 482 : Ure : elles ne périroot jamais et personne ne les ravira de ma main. Mon Père, etc.
737 î Voie de Salare, lire : voie Salare.
753 : En attendant le cri de Job, lire : En attendant, le cri de Job.
Planche xvii, lire : Planche xvii tirée du BuUetino di Archeologitl crittiana. ; Cappella Grbca.
Note sur la flresqae r^r#diille dans la Planelie XIV» 4«
M. Orazio Maracchi, le docte secrétaire de l'Académie d'archéologie chrétienne, vient d'écrire dans la Berme de VArt chrétien^ 3* livraison, p. 271 :
« Il y a quelques semaines, Mgr Wilpert explorait les galeries du cimetière de Saint^Pierre et de Saint-Marcellin. Étant entré dans un cubiculvm à moitié encombré de terre, il se mit à étudier attentivement la voûte sur laquelle apparaissaient quelques traces de peinture. . .
« Les peintures de ce tubieutum datent environ du milieu du troisième siècle, comme l'indique clairement le style. La voûte est divisée en neuf compartiments ; cinq d'entre eux ont la forme rectangulaire, les quatre autres, situés aux angles, la forme circulaire.
K OAnS'ls-saésaftfiii^ile Itetrée se trouve représentée uiisism0M.^a«ûss,|>rès
846 IRIUTA Et êJ>ÙMni>à.
de laquelle est un personnage occupé à parler. Dans les deux cadres qui auifcat, on aperçoit VAdoration des Mage9 dans la forme habituelle et les Mages euxmêmes ; ceux-ci indiquent Tétoile, qui est peinte sous la forme préconstantiiiieMM du monogramme du Christ. Ces deux dernières scènes nous autorisent A prendn le premier groupe pour le mystère de V Annonciation»
« Dans un autre compartiment, se voit le Sauveur : Il impose la main droite à un aveugle et le guérit.
« Au centre de la voûte apparaît le Rédempteur en personne, assis sur un trôas et entouré de quelques saints. Ce groupe, on le sait d'ailleurs, figure cerUÎBAment le Jugement particulier,
« Enfin dans les angles, Ton distingue des Orantes^ qui symbolisent les Ama des défunts inhumés dans ce cubiculum, . .
« Ces scènes dont nous devons La connaissance à Mgr Wilpert, nous prouvent aussi qu'un groupe analogue du cimetière de Sainte-Priscille, composé dHiae femme et d'une personne placée sur le devant, représente réellement VAnno»dation^ chose que quelques critiques protestants ont niée ...»
La preuve, qu'il nous soit permis de le dire, n'est pas tout à fait conclusiite. Si, au cimetière des SS. Pierre et Marceliin, la scène de la femme assise et dn personnage* qui parle se révèle, par le voisinage de la scène des Mages, conunt étant celle de l'Annonciation de l'Ange à la Vierge, il en est tout autrement as cimetière de Priscille. Ici la scène est déterminée par le voisinage de la résurrection de Lazare ou le Christ est complètement identique au personnage qm parle à la femme assise. Le spectateur ne peut voir en ce personnage que le Christ ; et dès lors, n'est-ce pas le Christ venant au secours de Susanne, comme 11 est représenté dans la pièce voisine, la Cappella Greca f Rappelons-nous qm S. Hippolyte, contemporain de ces fresques, et qui probablement les a vues, compare la délivrance de Susanne à la résurrection de Lazare.
Notre groupe, d'ailleurs, occupe le centre de là voûte, place d'honneur qu*oi voit toujours réservée au Christ ou à ses principales figures symboliques, Moïse, Daniel ou Orphée.
1 Aatve ly^te.sur la fresque peprodolte dans la Planche XlVt 8»
On lit dans le procès-verbal de la Conférence d'Archéologie chrétienne dn 8 mai 1888 (Bulletino, 1887-9, p. 82) :
« M. l'abbé Wilpert appelle l'attention des assistants sur Finsigne peinture dn cimetière de Priscille, qui, depuis Bosio, a été expliquée par la consécration d\me vierge chrétienne. Il présente une copie très exacte, qu'il a exécutée lui-même, de cette peinture, et il signale certaines particularités non observées encore par personne, qui confirment l'explication de Bosio. Le groupe de la fi^esque se compote d'un vieillard assis dans une chaire, d'une jeune fille debout devant lui et d'un jeune homme placé à gauche de la jeune fille. M. l'abbé Wilpert a découvertque le jeune homme tient à la main une tunique, précisément la tunica fuiior, dont parle Tertullien dans son traité de Velandis virginibus^ comme d'un habit dont on avait coutume de se servir dans la véture des vierges sacrées. Ainsi tout s'explique très bien, et concorde avec les autres figures peintes sur VarcosoUum qui représente une orante et la bienheureuse Vierge avec l'£nfant-Jésus. Cet arcosoUum a été le tombeau d'une vierge consacrée à Dieu, et c'est pourquoi l'artiste qui Ta ornée de peintures, a représenté au centre, la vierge elle-même en orante dans le ciel, à gauche, l'acte le plus solennel de sa vie, c'est-é-dire sa profession sacrée, à droite, la Mère de Dieu comme type et modèle de toutes les yierges. •
« M. le Commandeur de Bossi loue ces b^llee çbHfvMon^ 4# IL Tibbé Wilpert,
SRRAtA BT ADhfKHDÂ
et dit que désormais Texplioation de cette scène très controversée peut être considérée comme solidement établie, n
M. de Rossi s*en ^st tapporté au texte allégué. Malheureusement la tunica fusior ne se trouve pas dans le de Velandis Virginibuis ; je l'y ai cherchée en vain. On lit seulement dans S. Jérôitie qu'Asella « se consacra à Dieu dès l'âge le plus tendre en se revêtant d'une tunique plus sombre, tunicam fusciorem induta.,, se repente Dwnino consecravU *. » Il s'agit de la première consécration qui avait lieu en famille, sans cérémonie. Nous sommes loin de la tunique de notre peinture. Celle-ci est une troisième tunique, qu'on va mettre sur les deux que porte déjà la jeune fille, tunique apn point « sombre, fuacior » mais d'un pourpre clair, se détachant sur la tunique de pourpre plus foncée du jeune homme qui la porte. La base de l'explication fait défaut.
Et quelles difficultés ne rencontre pas d'ailleurs l'explication, même en admettant cette base!
Le premier groupe peut-il représenter une « profession sacrée? » La profession des vierges n'avait pas lieu avant vingt-cinq ans, et plusieurs conciles veulent qu'elle soit différée jusqu'à quarante. Or, nous avons ici une jeune fille, una donzella, qui ne semble guère être dans cet âge mûr. Nous savons ensuite que la consécration solennelle était faite par l'évêque avec l'imposition du voile, flammevm virgi' nale:où. est ici le voile? C^est un volumen^ non un voile, que la jeune fille tient étendu de ses deux mains, comme on voit ailleurs (PI. xv, 1) une femme méditant sous les arbres de la Loi divine. A côté, le voile qu'elle porte, comme orante, est évidemment autre chose que ce qu'elle a ici dans les mains.
Cette orante de la scène du milieu représente-t-eile la vierge « dans le ciel ? » A coup sur, rien ne caractérise cette représentation.
Quant au troisième groupe^ comment voir la Mère de D^eu dans cette figure si inférieure à celle de l'orante, danp cette femme aux pieds nus, à la tête nue ?
Susanne, avec ses épreuves et son triomphe se trouvant près d'ici, à la Cap* pella Greca^ en orante, on songe naturellement à elle ici-même. Nous avons dit les raisons qui nous portent à voir dans notre fresque une répétition, avec variantes, de sa dramatique histoire. Cette interprétation nous semble encore la plus plausible. La tunique que le jeune homme tient à la main est une tunique de pourpre que doit revêtir la jeune fille par-dessus sa première tunique blanche et sa seconde tunique jaune. Pourquoi ces trois tuniques, aux couleurs d'ailleurs mondaines et non- religieuses ?
Suértone dit d'Auguste : « Il ne supportait pas facilement le froid ni la chaleur. L'hiver, il se pourvoyait de quatre tuniques avec une toge épaisse (82-83). » La troisième tunique n'indique-t-elle pas cette Susanne dont le te^te grec, usité à Home à la date de la fresque, dit qu'elle « était grandement délicate, tpu^epi ofdSpa, » etdontonlitdanslaVulgate : Susanna erat delicata nimi^ (Dan. xiii,31)? Est-ce le mari de Susanne, Joacim, qui tient cette troisième tunique près de son épouse 7 Serait-ce le prophète Jérémie que S. Hippoiyte donne pour frère à Susanne ? On lit bien dans Jérémie : Delicatœ assimilavi fiUam SUm (xi, 2), et encore ; Rabbath.., fiUa delicata (xux, 3, À); mais je ne voudrais pas insister sur un rapprochement peu concluant. C'est plutôt le mari de Susanne que je verrais ici, venant épouser sous les yeux et avec la bénédiction du grand-prêtre Helcias, dont parle S. Hippoiyte, sa pieuse fille. Rappelons-nous le mot de Baruch sur les prêtres Babyloniens : VestiurU uxores suas (vi, 32), et surtout le discours de Dieu à Jérusalem, son épouse, dans Ézéohiel : Vestivi te discoloribus et indui tê subtUibùs (xvi, 10).
*,T. l,p. iw, édl^. VsUni.