‹ Les Antro-Pylo-Bulbites Vagotonniques Pseudo-UlcéreusesChapitre 6 sur 28 · HET · texte numérisé non relu

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NE ne Nr x Le syndrome douloureux gastrique périodique à horaire tardif n'est point l'apanage exclusif des ulcères. « Une fois = sur vingt environ, l'exploration chirurgicale montre qu'il s’agit d'un syndrome gastrique pseudo-ulcéreux » (DELORE).

€ Chaque chirurgien ayant l'expérience et la pratique de la laparotomie pour ulcus gastrique ou duodénal, a quel- . quefois opéré sans trouver ni l’un ni l’autre. La même chose - m'arriva ; il me sembla que, dans ces quelques cas, la région

pylorique de ces estomacs était d'une couleur rouge. J'appelai ce phénomène « l’estomac rouge » (J. SCHOEMAKER).

Cette zone rouge vif, d'aspect nettement inflammatoire, limitée à la région pylorique et la première portion du duodénum, a fait parler de « gastro-pyloro-duodénite », de « pylorite », de ( gastro-duodénite », d' ( estomac rouge = de Schoemaker » et de « red stomach » par les auteurs “américains. Avec MM. J.-Jacques DuBARRY et Georges DuBourG, nous préférons le terme d’ ( antro-pylorobulbite » qui répond à l’habituelle topographie des lésions.

Un regain d'actualité et le résultat particulièrement heureux de la vagotomie double sous-diaphragmatique préconisée comme traitement de cette affection par MM.

- Dugourc et J.-J. DUBARRY nous ont incité à faire une étude

= de ces faits qui nous paraissent constituer une maladie

autonome. Nous allons nous efforcer de dégager les carac-

téristiques cliniques permettant d'en faire le diagnostic,

opposant ces états pseudo-ulcéreux aux ulcères authen-

Ps tiques et, dans le cadre même de ces états pseudo-ulcéreux,

de dégager une catégorie ayant son autonomie clinique, ju S radiologique et thérapeutique : les états pseudo-ulcéreux vagotoniques.

RS RS 0 A D TA Ces gastro-duodénites vagotoniques ne sont pas des faits de connaissance récente mais ont fait l’objet depuis e

longtemps d'assez nombreux. travaux. , —

M. Lorper (1919), après avoir. Exposé à “physiologie pathologique de la douleur et du syndrome pyloriques, ù pense que la cause qui leur donne naissance, SI elle est souvent le spasme réflexe d’une lésion organique, cancer ou ulcus, peut également être une lésion simple, limitée S mais non ulcérée de la muqueuse, une inflammation pylorique qu'il décrit sous le nom de € gastrite du pylore », de pylorite. ;

BoucuT et RAVAULT parlent de « bio dote ».

DELORE (1928) analyse un certain nombre d'observations

de malades opérés pour ulcus, leur syndrome ulcéreux

: s'étant révélé à la laparotomie, le fait d'une gastro-duodénite. Il décrit une induration diffuse de la région pylorique, qui est rouge, congestionnée, et note des ganglions souspyloriques et mésentériques à allure inflammatoire.

Félix Ramonp (1928) parle de la gastrite de la TÉSiQnS A

pylorique, qu'il attribue à la prise intempestive de médi- ei

caments et surtout d'alcool à jeun. Il écrit ensuite : (Il est

une autre cause peu connue encore, c'est l'ulcère duodénal,

qui, à notre avis, s accompagne presque toujours de gastrite

pylorique. Ïl est certain que l'infection, qui suit |’ ulcération *

duodénale, peut se propager à travers le pylore jusqu'au SES

bas-fond gastrique. Îl est probable aussi que le processus |

contraire existe. La gastrite pylorique favorise l'ulcération

duodénale de diverses façons : propagation par la voie

TE descendante de la lymphangite gastrique à la muqueuse. .d | duodénale, irritation continue de celle-ci par le passage d'un suc gastrique très acide et très irritant. j #

oit suivre un régime sévère et souffre toujours un peu, le moindre écart de régime rappelant aussitôt des c crises aussi violentes qu'avant l'intervention. ie

A GUTMANN, dans les Syndromes douloureux edit

décrit la gastro-duodénite ou la gastro-pylorite, et pense que les auteurs lui donnent, en général, une place, numéri-

réalité. Il admet cependant. prudemment son existence, : après avoir fait les réserves suivantes : parlant des opérations non suivies de résection, et au cours desquelles le chirurgien affirme la gastro-duodénite, il fait remarquer qu’un

D ulcère peut exister sans qu ñl soit visible ou perceptible

De extérieurement. Quant à à l'examen de pièces après résection, il convient de- souligner que l’ulcère a un caractère souvent L fugace et peut être guéri anatomiquement lors de l'inter- vention. D'ailleurs, le clan qui délimite la section peut avoir été posé en plein sur l'ulcère, le laissant en place, tandis que les lésions décrites sur la pièce opératoire sont celles d’une gastrite secondaire à un ulcère.

Quant à la bulbite primitive, il ne lui accorde pas non plus une grande fréquence, tout en reconnaissant cependant son existence, comme par exemple en cas de duodénum mobile initial. Par contre, les bulbites secondaires sont très souvent observées, satellites de l’ulcus duodénal ou de troubles hépato-vésiculaires.

æ; Cependant, GUTMANN et JAHIEL, au sujet des sténoses En du pylore et des Rte ectasiantes, distinguent deux sortes de sténoses : la sténose organique où une lésion organique bénigne ou maligne est évidente, et une sténose inflammatoire qui est en réalité une gastrite ectasiante, avec pylorite, agissant sur le pylore pour le gonfler, et sur

PS a (1931) Han à sous se \ duodénites », des faits entièrement eTI s à ceux que nous exposerons plus loin, tant

ac inique que par l'anatomie pathologique, cépendant qu'ils ne trouvent aucune cause étiologique plausible : m yphagie, ni alcoolisme, ni syphilis. Ils notent que, dans certains cas, même après gastro-pylorectomie, le malade

quement parlant, plus grande que celle ‘qui lui revient en

nm ed es ] joue le rôle déterminant. Ces gastr

sont assez proches de certaines de nos a cependant que P. CHENE et SPRIET PR ee ns fi comparables sous le nom d' hypertrophies inflammatc du pylore, observées en particulier avec une assez gran

au cours = Ro RER E

1 gastrites à nec bee a . de de un autre article il traite des dyspepsies vagotoniques, à syndror douloureux tardif, sans toutefois leur accorder le substratum

anatomo-pathologique qui permettrait de les classer parmi les gastrites. & RU

Cette question controversée nous paraît revenir à l' he. à du } jour, depuis que MM. J.-J. Dusarry et G. DuBourc ont préconisé pour les formes rebelles aux traitements médicaux, qui, jusque là, résistaient même aux interventions chirurgicales habituelles — gastro-entérostomie et gas trectomie — la vagotomie double sous-diaphragmatique, effectuée par l’un d'eux pour la première fois en décembre 1945, et qui a fait l'objet d'une communication à l'Académie de Chirurgie, et d’un mémoire tout récent dans les Archives des Maladies de l' Appareil Digestif. | ee

R. DrEuLarr, de Toulouse, L. CourTy, de Éhe ont pratiqué à leur tour la vagotomie dans des syndromes pseudo-ulcéreux et notent des résultats très encourageants.

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