L. Arxault (i
Ce sont là des utopies malfaisantes. Sans doute il faut tendre, de part et d'autre, à rapprocher ce qu'on est convenu d'appeler le capital et le travail : il y a beaucoup à faire en ce sens, et le Vicaire de Jésus-Christ a lui-même ouvert la voie (2). Mais il ne faut pas se payer de chimères : on veut transformer la société et on néglige un dessein plus utile, qui serait de V améliorer. Détruire la propriété est une utopie : travaillons à la rendre plus juste et surtout dlus bienfaisante.
(i) Grégoire YIl, act. m, se. i. F. Didot.
{1) Encyclique de Léon XIII, sur la condition des ouvriers, r5 maî 1891.
DEVOIRS DE l'homme ENVERS SON PROCHAIN 897
Nous ne voulons pas laisser le septième commandemeut çans dire uu mot dujea : non pas du jeu purement récréatif où ne sont engagées que des sommes modestes, en harmonie avec les ressources de chacun ; — mais du jeu devenu passion, du jeu qui fait risquer sur un coup de dé tout un patrimoine, du jeu qui abrutit l'intelligence, da jeu qui expose femme et enfants à la misère»
Messieurs, dit un joueur en se levant de table, la bancpie a sauté. — Quand on pense que, si l'on nie disait : « Gaston, mon ami, on va te donner cinq cents francs, à condition que tu retourneras des cai'tes pendant toute une nuit, » je ne le voudrais pas, certainement. Eh bien, voilà deux heures que j'en retourne pom* perdre deux mille francs 1 Ah ! le jeu est un joli métier 1
Alexandre Dumas fils (i).
Non, je n'aime pas les joueurs. Etant petite fille, je fis rencontre, dans une ville de bains, d'un beau vieillard frais et enjoué qui aimait les enfants et s'en faisait adorer. Un soir, je le vis ponter au pharaon.^ Grand Dieu ! quelle métamorphose Ses yeux brillaient d'un éclat vitreux qui me fit horreur.